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Evaluation psychoacoustique du bruit de drone

Type de contrat

Offre de stage

Temps de travail

Temps plein

Diplôme

Master

Expérience

Entre 0 et 2 ans

Fonction

Stagiaire

Ce stage propose d’évaluer la perception sonore associée aux drones multi-coptères pour permettre le développement de stratégies de réduction de bruit et d’actions de sensibilisation efficaces.

Département Aérodynamique, Energétique et Propulsion

Notre département de recherche

Le Département Aérodynamique, Énergétique et Propulsion (DAEP) de l’ISAE-SUPAERO est un acteur clé de l’innovation dans les domaines de l‘aérodynamique et de la propulsion

Il mène des recherches de pointe et développe des technologies avancées, allant de la dynamique des fluides fondamentale et de l’aérodynamique externe aux turbomachines et à la propulsion.

Le département, structuré en trois groupes scientifiques complémentaires, s’attache à développer des connaissances et des solutions innovantes dans le domaine des systèmes aérodynamiques et énergétiques avancés.
 
Ses travaux s’organisent autour de quatre grands axes scientifiques : la compréhension et la maîtrise des écoulements complexes (instationnaires, transitionnels, turbulents, compressibles) pour améliorer la modélisation et le contrôle des performances aérodynamiques ; la conception et l’optimisation de systèmes propulsifs innovants, grâce à des approches multi-échelles et multiphysiques associant modélisation et expérimentation ; la recherche de solutions à haut rendement énergétique, incluant l’utilisation de nouveaux vecteurs et architectures hybrides pour réduire l’empreinte environnementale des systèmes énergétiques ; et le développement de méthodologies numériques et expérimentales avancées, notamment en simulation haute-fidélité, calcul parallèle, et IA appliquée, avec des moyens d’essai adaptés à l’échelle des composants et des systèmes.
 
Ces activités s’inscrivent dans une dynamique d’innovation forte et contribuent à relever les défis technologiques et environnementaux des secteurs aéronautique et spatial.
enseignants chercheurs
27

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Xavier Carbonneau

Ensemble, chercheurs et enseignants-chercheurs s’engagent au service de l’innovation et de la transmission de leur savoir, dans un esprit collaboratif et ouvert. Nos recherches, menées en étroite interaction avec les acteurs industriels, s’attachent à répondre aux enjeux technologiques du secteur, tout en formant des ingénieurs et des docteurs capables d’en comprendre les réalités industrielles et d’anticiper leurs évolutions.

Xavier Carbonneau Chef du département

Nos activités de recherche au DAEP

Le DAEP est structuré en trois groupes de recherche :

  • le groupe D2F : Dynamique des Fluides Fondamentale
  • le groupe AEX : Aérodynamique Externe
  • le groupe TMP : Turbomachines et Propulsion

et quatre thèmes scientifiques :

  • MSE pour la Modélisation et Simulation des Écoulements
  • 4AC pour l’Aéroacoustique expérimentale et numérique pour l’application aéronautique
  • Aérodynamique et propulsion de drones endurants, silencieux et convertibles
  • Innovation en architectures intégrées d’aéronefs et systèmes propulsifs

Le département entretient des liens forts avec la communauté scientifique du site Toulousain. Au delà, les collaborations de recherche se déploient sur le plan national et à l’international par opportunité de projets communs ou plus durablement sur la base de liens de chercheur à chercheur. Des conventions et des contrats de recherche sont également passés avec les grands donneurs d’ordre du secteur aéronautique ainsi qu’avec les équipementiers et les sous-traitants.

Groupe scientifique D2F

 

Thématiques de recherche

  • Modélisation et simulation haute-fidélité des écoulements compressibles et instationnaires
  • Modélisation aéroacoustique et prévision des sources de bruit
  • Réduction des coûts de simulation et quantification des incertitudes

Groupe scientifique AEX

 

Thématiques de recherche

  • Optimisation aérodynamique et réduction du bruit
  • Écoulements en environnements perturbés et interaction fluide/structure
  • Propulsion décarbonée et IA pour le contrôle des écoulements

Groupe scientifique TMP

 

Thématiques de recherche

  • Opérabilité et robustesse des turbomachines
  • Intégration de nouvelles architectures propulsives
  • Développement de méthodes de simulation avancées

Nos projets de recherche

L’adaptation aux énergies non carbonées exige des évolutions importantes dans l’architecture des systèmes de transports. Pour un avion, de nombreux sous-systèmes tels que l’unité de propulsion ou de conditionnement d’air sont concernés. Ces évolutions se déclinent au niveau des composants, et se heurtent aux limitations de certains d’entre eux, telles que les turbomachines qui les composent. Ainsi, le processus d’électrification requiert des plages de fonctionnement à haut rendement des turbines et compresseurs qui se situent au-delà de l’état de l’art actuel. L’alimentation en air des piles à combustible rencontre les mêmes difficultés, ce qui bloque les développements.

La chaire industrielle ANR CASTOR est un programme de recherche partagé entre Liebherr Aerospace, fournisseur reconnu de systèmes d’air pour l’industrie aéronautique, et le DAEP de l’ISAE-Supaero. L’ambition consiste à accroître la flexibilité de fonctionnement et les performances des turbomachines radiales, très utilisées dans plusieurs secteurs industriels car compactes et robustes, mais dont la configuration géométrique induit des écoulements de grande complexité. Il s’agit, en particulier, de travailler sur les limites de fonctionnement des compresseurs, dont l’opérabilité est bornée par des limites physiques, telle la compressibilité du gaz, et surtout par des instabilités d’écoulement. C’est une question de long terme de la littérature scientifique spécialisée, sur laquelle il faut progresser pour mieux caractériser, puis repousser ces limites.

Les turbines souffrent depuis des décennies d’un fort tropisme pour l’approche classique du dimensionnement, qui est très efficace pour une spécification unique, mais qui perd de sa validité lorsque la spécification devient multiple, comme l’imposent les architectures plus électriques. L’analyse détaillée de rotors dimensionnés de manière non-conventionnelle est un bon point de départ pour faire ce diagnostic, et ajuster les méthodes, corrélations et modèles, tout en prenant en compte des dispositifs à géométrie variable, qui assurent la flexibilité de fonctionnement.

L’approche scientifique s’adosse à l’expérience de l’équipe TMP (TurboMachines et Propulsion) du département, qui contribue activement aux travaux de recherche sur les écoulements de turbomachines, et les méthodologies associées, fussent-elles numériques ou expérimentales. Mais les autres compétences du département sont également mises à contribution, comme l’expertise en méthodes de simulations numériques, y compris multiphysiques (aero-mécanique et thermique), ou l’analyse de stabilité des écoulements.

Deux bancs d’essais permettent de déployer une métrologie avancée donnant accès à la structure locale de l’écoulement. Ils permettent aussi de travailler les questions métrologiques, qui, dans un environnement aussi contraint, est un sujet de recherche à part entière. Un même travail méthodologique existe pour les outils de dimensionnement et de simulations numériques. L’organisation de la chaire, et la proximité géographique, promeut une forte intrication des équipes du DAEP et de Liebherr sur ces différents sujets, pour en faciliter le transfert. 

C’est ainsi une équipe d’une vingtaine de personnes, sur les deux sites, et une mise en commun de moyens d’essais, qui contribuent à ce projet de 4 ans. Le financement de 1,25 M€ des couts directs est assuré pour moitié par l’ANR et pour moitié par Liebherr. Le gain de flexibilité attendu des turbomachines radiales aidera à répondre aux exigences d’électrification des aéronefs. Il contribuera également au développement de piles à combustible ou de cycles de récupération de chaleur. Il favorisera l’émergence de nouvelles architectures de systèmes, qui pourront infuser d’autres secteurs industriels.

Contexte et objectifs de recherche       

L’ISAE-SUPAERO mène des recherches avancées en propulsion aéronautique et énergétique pour accompagner la transition du secteur. Depuis 2016, son département d’Aérodynamique, Énergétique et Propulsion développe des architectures innovantes pour améliorer les performances énergétiques des aéronefs. Treize brevets ont été déposés en collaboration avec Safran, reflétant un fort ancrage industriel. Parallèlement, une approche exergétique a été développée pour quantifier l’énergie récupérable dans les interactions entre la propulsion et la cellule avion. Cette méthode, intégrée au logiciel libre Epsilon, est aujourd’hui utilisée par plusieurs acteurs du secteur aéronautique.

Valorisation technique : le concept Multifan    

Depuis 2017, l’ISAE-SUPAERO travaille sur le système multifan, une architecture propulsive qui répartit la poussée sur plusieurs ventilateurs indépendants. Cette approche permet d’augmenter le taux de dilution des moteurs tout en respectant les contraintes de garde au sol. Les principaux avantages du multifan sont :

  • l’amélioration du rendement propulsif et réduction de la traînée ;
  • l’interaction optimisée avec la voilure, améliorant stabilité et performance énergétique ;
  • la possibilité de vectorisation de la poussée, réduisant le besoin d’une dérive arrière.

Des simulations CFD en 2D et 3D ont mis en évidence des bénéfices aérodynamiques, notamment via l’ingestion de choc et l’interaction tourbillonnaire, conduisant à plusieurs brevets.

L’exergie appliquée à l’aérodynamique              

L’approche exergétique développée vise à quantifier l’énergie utile récupérable des interactions moteur-voilure. Contrairement aux architectures classiques où la propulsion et la cellule sont distinctes, le multifan permet une meilleure synergie, notamment via l’exploitation du sillage et des couches limites. L’exergie distingue :

  • l’énergie récupérable (exergie), exploitable pour améliorer l’efficacité ;
  • l’énergie perdue (anergie), due aux irréversibilités thermodynamiques.

Ces analyses ont été validées expérimentalement en soufflerie, démontrant leur pertinence pour optimiser les configurations aéronautiques.

Outil numérique : le logiciel Epsilon

Les concepts exergétiques ont été intégrés dans le logiciel libre Epsilon, un plugin pour Paraview. Cet outil permet d’analyser les données issues de simulations numériques et d’essais expérimentaux en intégrant une approche exergétique. Depuis sa mise en libre accès en 2022, Epsilon est utilisé par des industriels comme Airbus et Safran, ainsi que par plusieurs universités internationales, renforçant son impact dans la recherche aéronautique.

Formation des étudiants et perspectives

L’ISAE-SUPAERO intègre ces avancées dans ses formations, particulièrement à travers un nouveau module d’enseignement sur l’exergie en aérodynamique, lancé en 2023. Ce cours de 20 heures combine théorie et applications pratiques. En parallèle, un projet de prototype volant, soutenu par Airbus, a été lancé en 2022 avec une dizaine d’étudiants. Il vise à concevoir une maquette A350 équipée du système multifan, offrant une opportunité unique d’apprentissage appliqué.

Conclusion

Le multifan et l’approche exergétique développés par l’ISAE-SUPAERO apportent des solutions novatrices pour l’avenir de la propulsion aéronautique. Grâce à des avancées technologiques et numériques, ces travaux contribuent activement à l’optimisation énergétique du secteur.

L’institut poursuit également sa mission de formation d’excellence, intégrant ces innovations pour préparer les futurs ingénieurs aux défis de l’aéronautique durable.

La Genèse

À la fusion des équipes de recherches de SUPAERO et l’ENSICA, les chercheurs sur l’activité de simulation des écoulements compressibles ont choisi de mutualiser leurs activités respectivement sur les méthodes numériques et la modélisation haute-fidélité des écoulements turbulents dans un même outil de calcul, sur maillages non structurés, dans le but de garder une autonomie importante dans le développement de méthodes et de modèles, mais aussi de maintenir la capacité de simulation de configurations plus appliquées dans un contexte massivement parallèle.

Les paragraphes suivants détaillent les développements méthodologiques, ainsi que les projets orientés sur la production de résultats et l’étude de la physique.

Aujourd’hui, ce code est largement utilisé dans le département, par les trois groupes, même si le groupe D2F reste le principal développeur et utilisateur.

Dans le département, 10 chercheurs sont a minima utilisateurs, dont six sont développeurs ou encadrent des développements.

Depuis 2023, un ingénieur est en soutien spécifique du développement et de la productivité sur les activités de recherche, en particulier la portabilité sur les calculateurs externes.

Les développements méthodologiques               

Compte tenu des objectifs principaux (simulation de type LES ou DNS des écoulements compressibles), la structure de base du code est une architecture de partitionnement de maillages non-structurés avec une intégration explicite de type Runge-Kutta et des communications non-bloquantes. Le schéma initial hybride centré/upwind avec senseurs divers (de choc en particulier) a été complété par une restructuration complète et compatible avec les schémas spectraux de type SD et FR, par Lamouroux (2016) puis Saez-Mischlich (2021). Parallèlement, Saez-Mischlich (2021) a développé aussi bien en Volumes Finis (VF) qu’en spectral (SD) les fonctionnalités ALE pour les maillages en mouvement (ici non déformés) et sliding mesh qui ouvrent aux applications rotors et turbomachines. Un développement spécifique (en VF) par Rolandi (2021) permet de forcer un écoulement stationnaire (méthode Selective Frequency Damping) et d’en faire l’analyse de stabilité par une méthode de Krylov/Différence Finies mais aussi de réaliser une analyse de Floquet pour la stabilité secondaire d’un écoulement périodique.

La simulation au service de la physique

Ces développements ont permis d’obtenir un outil fiable et performant pour la production de résultats pour l’analyse physique des écoulements. On citera :

  • Les écoulements supersoniques : interaction onde de choc / couche limite turbulente sur des configurations académiques, avec forçage (générateur de vortex) ou sur des configurations plus appliquées (entrée d’air supersonique)
  • Les écoulements turbulents sur profils et rotors, pour la prédiction des performances, des sources acoustiques (par exemple, effet de cavités, de parois perforées) et l’identification de couplage aéroacoustique
  • La stabilité des écoulements décollés ou de sillage à faible nombre de Reynolds
  • Écoulements pulsés dans les turbines

Projets

Sur le plan méthodologique, même si les méthodes spectrales ont été utilisées dans des configurations supersoniques, il s’agit d’une situation particulièrement sensible et sévère pour ces méthodes d’ordres élevés. Une thèse est en cours pour optimiser le compromis robustesse/précision dans des situations de capture de choc dans des écoulements turbulents. Un autre axe de développement est maintenu sur le module de stabilité pour inclure l’opérateur adjoint et donner accès à des méthodologies d’optimisation et de contrôle.

Les principales applications à moyen terme sont les écoulements supersoniques avec choc, dans les entrées d’air et à venir dans les tuyères et les jets.

Nos équipements de recherche

Découvrez... la chambre anéchoïque acoustique de l’ISAE-SUPAERO
Découvrez... la chambre anéchoïque acoustique de l’ISAE-SUPAERO

Depuis 2017, le Département d’Aérodynamique, Énergétique et Propulsion (DAEP) de l’ISAE-SUPAERO dispose d’une chambre anéchoïque, salle d’expérimentation acoustique dont l’ensemble des parois est traité pour étudier le bruit généré par des équipements en l’absence de réflexion des ondes acoustiques. Le DAEP utilise ce moyen d’essai pour étudier le bruit d’origine aérodynamique généré par exemple par des hélices de drone afin de pouvoir proposer et tester des stratégies de réduction. Les essais réalisés dans cette installation permettent également le développement de nouvelles méthodologies expérimentales et la validation des codes de simulation numérique développés au département.

Découvrez... la soufflerie de visualisation de l’ISAE-SUPAERO
Découvrez... la soufflerie de visualisation de l’ISAE-SUPAERO

La soufflerie de visualisations est la seule soufflerie à conduit ouvert du département. Contrairement aux souffleries à conduit de retour, dans lesquelles l’air recircule dans le conduit, ici l’air est capté à l’extérieur du bâtiment, circule dans la soufflerie puis est évacué à l’extérieur grâce à un compresseur centrifuge à aspiration placé en sortie de la soufflerie. Cette soufflerie est ainsi particulièrement adaptée à l’étude des pertubations d’écoulement : les pertubations maitrisées et bien qualifiées générées dans la veine d’essais sont ensuite évacuées sans venir modifier les conditions entrantes dans la soufflerie. La veine d’essais de la soufflerie mesure 45 cm de côté et 3 m de long. Les vitesses peuvent atteindre 35 m/s. Sans aucune pertubation, la géométrie et traitement du conduit (filtres, nid d’abeilles et grilles fines) garantissent une bonne homogénéité spatiale et temporelle de l’écoulement qui présente un taux de turbulence voisin de 0.3%. Ici, des volets oscillants sont placés en extrémité de veine d’essai pour générer des variations temporelles quasi-sinusoïdales maîtrisées de la vitesse de l’écoulement. Les pertes de charges associées à la fermeture des volets peuvent assurer une perte violente de plus de 50% de la vitesse longitudinale. De telles perturbations aérologiques peuvent être enregistrées au cours d’un vol de faible altitude, particulièrement en environnement urbain pour lequel la présence de bâtiments accentue l’intensité des fluctuations du vent apparent. Ainsi, un drone évoluant à une dizaine de m/s est susceptible de rencontrer des rafales de vent de grande extension spatiale et d’amplitude similaire à sa propre vitesse d’avancement. Les propriétés et les effets de la turbulence atmosphérique sur les performances en vol de ces aeronefs légers, de petites tailles et de faible vitesse d’avancement sont donc très différents de ce qui est classiquement connu pour des avions de lignes. L’enjeu est de concevoir des drones, microdrones, nanodrones robustes aux rafales de vent. Nous étudions actuellement la réponse aérodynamique instationnaire d’une aile soumise à une variation sinusoïdale du vent incident. Les dimensions de l’aile et vitesses étudiées sont représentatives d’un vol de microdrone en environnement urbain. Les propriétés désirées de la rafale de vent sont assurés par un pilotage adapté des volets oscillants. L’écoulement instationnaire est caractérisé finement à l’aide d’une sonde fil chaud placée en entrée de veine d’essai. La rafale retenue présente une vitesse moyenne de 10m/s avec des variations de +/- 4m/s sur une période de 0.8 s. Nous mesurons les performances globales aérodynamiques en relevant les évolutions temporelles des efforts de portance, traînée et moment de tangage pour différents angles d’incidence de vol. Pour analyser l’origine de ces performances, il faut bien qualifier et comprendre la physique de l’écoulement autour de la maquette et sa réponse face aux variations de vitesse incidente. La Vélocimétrie par Images de Particules (PIV), fournit les champs de vitesses instantanés de l’écoulement. Par un post-traitement adapté, nous pouvons en extraire la dynamique de l’écoulement lors des rafales de vent.

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Xavier Carbonneau
Xavier Carbonneau

Chef du département DAEP

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Intégrité scientifique et de recherche

Qu’est-ce que l’intégrité scientifique ?

L’intégrité scientifique renvoie à l’ensemble des règles et des valeurs qui doivent régir les activités de recherche pour en garantir le caractère honnête et rigoureux. Mentionnée dans le code de la recherche (article L. 211-2 du code de la recherche), elle « contribue à garantir l’impartialité des recherches et l’objectivité de leurs résultats ».

Indispensable au bon fonctionnement des communautés de recherche, l’intégrité scientifique est également le socle d’une relation de confiance entre le monde de la recherche et les autres composantes de la société.

Au-delà des spécificités disciplinaires, les bonnes pratiques en matière de recherche reposent sur des principes communs, qu’explicite le code de conduite européen pour l’intégrité en recherche :

  • la fiabilité dans la conception, la méthodologie, l’analyse et l’utilisation des ressources ;
  • le respect envers les collègues, les participants à la recherche, la société, les écosystèmes, l’héritage culturel et l’environnement ;
  • l’honnêteté dans l’élaboration, la réalisation, l’évaluation et la diffusion de la recherche, d’une manière transparente, juste, complète et objective ;
  • la responsabilité dans l’exercice d’activités de recherche, de l’idée à la publication, dans leur gestion et leur organisation, dans la formation, dans l’encadrement et le mentorat, et dans les implications plus générales de la recherche.

Référent de l’intégrité scientifique à l’ISAE-SUPAERO

En signant cette charte, l’Institut s’engage notamment à mettre en place une politique d’établissement en matière d’intégrité scientifique et à nommer un « référent intégrité scientifique ».

À ce titre, Monsieur Pierre Magnan, professeur émérite de l’Institut, est nommé référent de l’intégrité scientifique à l’ISAE-SUPAERO.

Le référent de l’intégrité scientifique (RIS) a pour mission de faire respecter par les chercheurs de l’Institut les grands principes constitutifs de l’intégrité scientifique tels qu’ils sont définis par l’OFIS, département du Hceres, et explicités dans le code de conduite européen et décliné dans la « Charte française de déontologie des métiers de la recherche » : viser une recherche fiable, honnête, respectueuse et responsable et lutter contre les manquements.

En particulier, le référent devra :

  • mener une action d’information pour la mise en œuvre, et de façon régulière, pour les nouveaux arrivants ;
  • participer à une action de formation auprès des doctorants en liaison avec l’École des Docteurs ;
  • s’assurer via un relais dans les départements de la tenue régulière de cahiers de laboratoires ;
  • animer une page web sur le site internet de l’Institut (sensibilisation, exemples de manquements) ;
  • participer au réseau des référents de l’intégrité scientifique des différentes institutions ;
  • tenir à jour une liste des manquements avec un compte rendu régulier auprès de la Directrice Générale.

Référent de l'intégrité scientifique (RIS) à l'ISAE-SUPAERO

Pour toute demande de conseil ou pour signaler un éventuel manquement à l’intégrité scientifique (IS) :

Pierre Magnan

Qu’est-ce qu’un manquement à l’intégrité scientifique ?

Toute pratique qui nuit à la fiabilité des résultats et au bon fonctionnement des communautés de recherche est susceptible de constituer un manquement à l’intégrité scientifique. Un manquement peut concerner toutes les dimensions des activités de recherche dans toutes les disciplines, qu’il s’agisse de recherche publique ou privée.

Procédure d’instruction

Toute personne agissant de bonne foi, qui a connaissance d’un manquement possible à l’intégrité scientifique, peut adresser un signalement au référent intégrité scientifique.

Réception

L’allégation de manquement est envoyée par un courriel ou courrier, signé et daté. Cette déclaration décrit la situation et les personnes mises en cause. L’anonymat du lanceur d’alerte est garanti par le référent.

Recevabilité du signalement

Dans la phase d’instruction préliminaire, le référent vérifie que le signalement est suffisamment caractérisé pour donner suite. Dans le cas du déclenchement d’une instruction il informe rapidement les personnes mises en cause.

Instruction

Dans tous les cas, la priorité absolue est accordée aux faits ainsi qu’à la présomption de bonne foi des personnes concernées. Il est entendu que, à tout moment de la procédure et à chaque fois que cela parait possible, le référent peut proposer aux personnes concernées une médiation, afin de régler la situation par une série de mesures pertinentes acceptées par toutes les parties.

L’instruction est menée de manière contradictoire, avec uniformité de traitement, et en faisant si nécessaire appel à des experts indépendants. Le recensement des faits signalés, des faits établis et des arguments fournis par les différentes parties conduisent à la rédaction d’un rapport par le référent intégrité scientifique qui peut l’accompagner de recommandations. Le rapport d’instruction est remis au Président de l’Université.

Suites

La décision quant aux suites à donner au rapport d’instruction appartient à la Directrice Générale de l’ISAE-SUPAERO.

L’intégrité scientifique, l’éthique de la recherche et la déontologie sont trois composantes essentielles d’une conduite responsable en recherche.

L’intégrité scientifique renvoie aux bonnes pratiques en matière de production et de diffusion des connaissances scientifiques. Elle garantit le caractère honnête et rigoureux des activités de recherche.


La déontologie renvoie à un ensemble d’obligations propres à l’exercice d’une profession. En France, lorsqu’un chercheur ou une chercheuse est un agent public, il ou elle voit ses obligations fixées par le Code général de la fonction publique.

L’éthique de la recherche concerne, d’une part, les grandes questions que soulèvent certains développements scientifiques et, d’autre part, des questions plus opérationnelles de conformité de protocoles de recherche aux règles de droit et aux recommandations éthiques en vigueur.

La déontologie renvoie à un ensemble d’obligations propres à l’exercice d’une profession. En France, lorsqu’un chercheur ou une chercheuse est par exemple un agent public, elle voit ses obligations fixées par le Code général de la fonction publique.

  • La planification et la mise en œuvre du projet de recherche : défaut d’obtention des autorisations nécessaires (approbation éthique, consentement des participants) ; non-respect des protocoles autorisés ; utilisation abusive de fonds de recherche.
  • La gestion et les pratiques en matière de données de toute nature (y compris corpus de textes, archives, images…) : falsification ou fabrication ; gestion ou archivage délibérément déficients ; rétention non justifiée juridiquement, omission ou sélection non justifiée scientifiquement ; traitements statistiques problématiques ; embellissement non mentionné.
  • Les pratiques en matière de publication, de communication et d’autorat : plagiat ; signature abusive ou absence de reconnaissance d’une contribution ; auto-plagiat ; non-conformité aux exigences d’usage de l’IA ; citations abusives ou biaisées ; défaut d’impartialité ou de transparence lors d’une prise de parole publique.
  • Les interactions entre pairs : peer-reviewing biaisé, appropriation de projets de recherche ou d’idées, déficit d’encadrement, empêchement indu de l’avancement des travaux d’un pair, accusation non-fondée de manquement.
  • La non-déclaration de liens ou de conflits d’intérêt, ou leur mauvaise gestion à toutes ou parties des étapes d’une activité de recherche (par exemple, demande de financement, évaluation, expertise et diffusion des résultats).
  • Dans leurs formes les plus graves – ce peut être notamment le cas pour la fabrication, la falsification de données et le plagiat (FFP) – les manquements sont passibles de sanctions disciplinaires.

Textes de référence sur l’intégrité scientifique

Les évolutions en la matière, tant aux échelles nationales qu’internationale, étant assez fréquentes, il est conseillé de renvoyer au site de l’Ofis, régulièrement mis à jour.

Modélisation et optimisation de la synergie d’hybridation entre une pile à combustible et un turbopropulseur à hydrogène par une approche système

Type de contrat

Offre de stage

Diplôme

Diplôme d'ingénieur

Le stage modélise et optimise un turbopropulseur à hydrogène couplé à une pile à combustible pour un avion ATR-72, en se concentrant sur les cycles thermodynamiques et les stratégies d’injection d’eau et de vapeur.

Aeroacoustic source localization using bayesian approaches

Type de contrat

Offre de post-doctorat

Rémunération

Funded by Directorate General of Armaments (DGA)

Diplôme

Doctorat

Date limite de candidature

31/12/2025

The project evaluates Bayesian methods for aeroacoustic source localization in wind tunnels, comparing them to existing techniques to reduce noise in transportation.

Wing flutter control using artificial intelligence

Type de contrat

Offre de stage

Diplôme

Master

The internship assesses active wing flap control using reinforcement learning to mitigate flutter in high aspect ratio wings, involving a 2D aeroelastic model and wind tunnel experiments.

Stability of cavity flows at high Reynolds numbers

Type de contrat

Offre de post-doctorat

Rémunération

Funded by Agence Innovation Défense

Diplôme

Doctorat

Date limite de candidature

31/12/2025

This project investigates cavity flow stability at high Reynolds numbers in transonic regimes using linear stability analysis to control oscillations via geometry modifications.

Project ACOUDRONE : Towards Silent Micro Air Vehicles

Type de contrat

Offre de post-doctorat

Rémunération

Funded by Directorate General of Armaments (DGA)

Diplôme

Doctorat

Date limite de candidature

31/12/2025

The ACOUDRONE project aims to reduce noise from micro air vehicles (MAVs) by optimizing rotor configurations (tandem/coaxial) using numerical methods and testing in anechoic chambers.

Acoustic source localization using deep learning

Type de contrat

Offre de post-doctorat

Rémunération

2200 €/month

Diplôme

Doctorat

Date limite de candidature

31/12/2025

The project applies deep learning (DL) to acoustic source localization, aiming to overcome limitations of traditional beamforming by using DL on microphone time signals. It involves testing with synthetic data and experimental anechoic room data.

Implémentation et validation d’une approche parabolized stability equations (PSE) dans un code de stabilité non structuré pour la prédiction des sources de bruits de jet des avions commerciaux

Type de contrat

Offre de stage

Le stage met en œuvre les équations de stabilité parabolisées (PSE) dans un code de stabilité basé sur Freefem++ pour prédire le bruit des avions commerciaux, en le validant avec les résultats du laboratoire Pprime.