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Thèse ACTAM : AéroaCoustique du bruit de Train d’Atterrissage Multi-essieux

Type de contrat

Offre de thèse

Temps de travail

Temps plein

Diplôme

Diplôme d'ingénieur

Expérience

Entre 0 et 2 ans

Fonction

Doctorant

Cette thèse propose d’investiguer les mécanismes de génération de bruit de train d’atterrissage multi-essieux en vue de proposer des designs innovants à faible bruit.

Optimisation aérodynamique d’une aile battante par intelligence artificielle

Référence

N/A

Type de contrat

Offre de thèse

Temps de travail

Temps plein

Rémunération

2600€ / MOIS

Diplôme

Étudiant Bac +4/5

Expérience

Entre 0 et 2 ans

Fonction

Doctorant

Date limite de candidature

31/05/2026

Les ailes battantes sont une alternative possible aux ailes fixes ou tournantes pour la propulsion d’aéronefs de très faibles dimensions (typiquement inférieures au centimètre). Ce mode de propulsion/sustentation inspiré du monde vivant a été largement étudié depuis une trentaine d’année maintenant, conjointement à l’avènement des micro et nanotechnologies. La compréhension des mécanismes physiques à l’origine des forces aérodynamiques générées par l’aile battante a conduit aux développements récents de prototypes miniaturisés à l’extrême, à l’instar du RoboBee de l’université Harvard ou encore de l’OVMI à l’IEMN. Malgré ces avancées importantes, la conception d’aéronefs à ailes battantes est loin d’être optimale. La difficulté ici est que l’optimisation aérodynamique de la forme et cinématique de l’aile repose sur un grand nombre de paramètres (géométriques et cinématiques) et que la dynamique de l’écoulement est, contrairement aux modes de sustentation conventionnels (voilures fixes et tournantes), fortement instationnaire et non-linéaire, ce qui empêche l’utilisation de modèles analytiques (linéaires) rapides.

Dans cette thèse, nous proposons de réaliser l’optimisation aérodynamique multi-objectifs (portance et efficacité) du vol battu. L’optimisation sera rendue possible par deux évolutions majeures. La première concerne l’accroissement continu des capacités de calculs, permettant de simuler un grand nombre de configurations. Ce nombre n’est toujours pas suffisant pour réaliser l’optimisation directe (i.e. sur la base de simulations numériques uniquement) sur la totalité des paramètres géométriques et cinématiques mais il permet désormais de générer une base de données de taille suffisante pour entrainer un modèle de substitution par réseau de neurones capables de prédire les performances aérodynamiques de l’aile à très faible coût de calcul, et donc de réaliser l’optimisation par couplage du modèle avec un algorithme génétique, etréaliser l’optimisation par apprentissage par renforcement. Ces deux approches de type »apprentissage machine » constituent la seconde évolution importante permettant l’optimisation multi-objectifs sur un très grand espace de paramètres.

Le déroulement de la thèse comprend deux étapes :

Dans un premier temps, des simulations numériques de type résolution directe des équations de Navier-Stokes seront mises en œuvre pour les optimisations par couplage du modèle de substitution et d’un algorithme génétique et par apprentissage par renforcement. La première approche a déjà démontré ses preuves pour l’optimisation d’ailes battantes dans un espace de paramètre plus restreint. La seconde approche a démontré ses preuves pour des problèmes de contrôle mais reste à éprouver pour des problèmes d’optimisation multi-objectifs. L’identification de configurations géométriques et cinématiques optimales (incluant la déformation active de l’aile) conduira alors à l’analyse physique des mécanismes à l’origine de cette optimalité via la méthode de partitionnement de force déjà implémentée au laboratoire. Cette première étape sera conduite à l’ISAE-SUPAERO.

Dans un second temps, les approches suscitées seront mises en œuvre par voie expérimentale. Les mesures d’efforts aérodynamiques instationnaires seront utilisées en lieu et place des simulations numériques pour la génération de données permettant l’apprentissage. Contrairement aux données numériques, les données expérimentales sont sujettes au bruit de mesure et d’actuation. La difficulté ici réside donc dans le transfert des approches et abordées en première partie de la thèse d’un environnement « propre » (simulations numériques) à un environnement bruité (expérimentations). Ici encore, l’identification de configurations géométriques et cinématiques optimales conduira alors à l’analyse physique des mécanismes à l’origine de cette optimalité. Ceci nécessite la mise en œuvre de métrologie optique avancée (ex : mesures de l’écoulement 3D par PIV par balayage) et de la méthode de partitionnement de force sur des données expérimentales. Cette seconde étape sera conduite à l’institut Pprime.

Ce projet de thèse sera mené en partenariat entre l’institut Pprime à Poitiers et l’ISAE-Supaero à Toulouse qui justifient d’une expertise reconnue de longue date sur le sujet. La partie numérique sera réalisée à Toulouse sur une période de 18 mois, les 18 mois restants étant consacrés à la partie expérimentale à Poitiers.

Sur les pas de l’astronaute Sophie Adenot : six étudiants s’isolent dans le désert pour simuler la vie sur Mars

L’ISAE-SUPAERO, terre d’explorateurs spatiaux

L’Institut  compte parmi ses alumni plusieurs astronautes emblématiques : Jean-François Clervoy, Thomas Pesquet, Luca Parmitano, et désormais Sophie Adenot, qui rejoindra l’ISS en février. Arnaud Prost et Anthéa Comellini, diplômés de l’ISAE-SUPAERO, font également partie des astronautes de réserve de l’ESA.

Depuis plus de dix ans, des équipes d’étudiants de l’ISAE-SUPAERO participent chaque année à des missions dans la MDRS, un environnement désertique choisi pour sa ressemblance avec le paysage martien. Gaspard Thieulin, alumni et commandant du Crew 330, souligne : « La cohésion d’équipe est vitale pour surmonter les défis. Nous avons travaillé nos compétences non techniques pour garantir un travail d’équipe efficace, même dans les moments difficiles. »

Quatre semaines d’isolement pour préparer l’exploration martienne

Pendant leur mission, les sept membres du Crew 330 vivront dans un habitat de 8 mètres de diamètre, avec des ressources limitées et des communications différées avec la Terre. Les sorties ne seront possibles qu’en combinaison spatiale, reproduisant ainsi les contraintes d’une mission sur Mars.

L’équipe, composée de trois femmes et trois hommes, mènera quinze expériences scientifiques dans des domaines variés : médecine spatiale, géologie, robotique, astronomie et botanique. Parmi les projets les plus innovants :

  • Echo Finder : un échographe équipé d’intelligence artificielle et de réalité augmentée, testé par les équipages de l’ISAE-SUPAERO depuis trois ans. Aujourd’hui, il accompagne Sophie Adenot à bord de l’ISS pour permettre aux astronautes de réaliser eux-mêmes des examens médicaux.
  • AMAIA : un assistant intelligent développé par le CNES, conçu pour aider les astronautes dans leurs tâches quotidiennes.
  • Orbital Architecture : une expérience mesurant l’impact de l’environnement d’une base spatiale sur le stress et les performances cognitives des astronautes. Les données collectées serviront à concevoir les futures bases lunaires et martiennes.
L’équipage (de gauche à droite) : Gaspard THIEULIN (commandant), Adèle LADAGNOUS (responsable santé et sécurité), Félix MARGUET (botaniste), Julien BESSON (scientifique), Célia PARNAUD—AMY (astronome), Lou GOIFFON (ingénieur de bord) et Adrien SAUGNAC (journaliste)

Inspirer les futures générations

Sophie Adenot, marraine du dispositif d’ouverture sociale OSE l’ISAE-SUPAERO, s’engage activement pour promouvoir les sciences auprès des jeunes, en particulier des jeunes filles. Lou Goiffon, ingénieure de bord du Crew 330, partage cette ambition : « Montrer à des jeunes filles que des femmes de quelques années leurs aînées mènent des projets comme celui-ci, ça rend les sciences plus accessibles et concrètes. ».

Le Crew 330 mène également des actions de sensibilisation dans les établissements scolaires pour susciter des vocations scientifiques. Les étudiants ont eux-mêmes été inspirés par des astronautes,  par des étudiants qui ont vécu cette aventure, la transmission fait aussi partie de leur projet ! 

RAMSES : l’ISAE-SUPAERO au cœur d’une mission historique de défense planétaire

Apophis 2029 : un rendez-vous exceptionnel avec la science

L’ISAE-SUPAERO franchit une nouvelle étape majeure dans l’exploration spatiale avec sa participation à la mission RAMSES (Rapid Apophis Mission for SpacE Safety) de l’Agence Spatiale Européenne (ESA). Au cœur de cette mission de Défense Planétaire : le sismomètre SIA (Seismic Instrument for Asteroids), développé par l’équipe SSPA du département DEOS avec le soutien du CNES et en collaboration avec l’Institut de Physique du Globe de Paris, qui réalisera une première mondiale en enregistrant l’activité sismique d’un astéroïde géocroiseur. 

Le vendredi 13 avril 2029, l’astéroïde (99942) Apophis passera à seulement 31 600 km de la Terre – soit moins d’un dixième de la distance Terre-Lune. Ce passage rapproché exceptionnel, visible à l’œil nu depuis l’Europe, est sans danger pour notre planète, mais représente une opportunité scientifique unique pour comprendre le comportement et propriétés des astéroïdes géocroiseurs. 

Validée lors du Conseil Ministériel de l’ESA du 27 novembre 2025, la mission RAMSES sera lancée au printemps 2028 et rejoindra Apophis en février 2029, deux mois avant son passage historique près de notre planète. 

SIA : le sismomètre développé à l'ISAE-SUPAERO

Une prouesse technologique et scientifique 

Le sismomètre SIA représente l’aboutissement de plusieurs années de recherche et développement au sein de l’équipe SSPA (Systèmes Spatiaux pour la Planétologie et ses Applications) du département DEOS de l’ISAE-SUPAERO. Cet instrument sera déployé à la surface d’Apophis par l’un des deux CubeSats de la mission RAMSES, marquant ainsi le premier dépôt d’un sismomètre sur un petit corps céleste. 

« Cette mission constituera une avancée majeure dans notre compréhension des astéroïdes », explique Naomi Murdoch, Directrice de Recherche à l’ISAE-SUPAERO et Responsable Scientifique du sismomètre SIA. « Depuis le début de l’exploration planétaire, les sismomètres ont toujours été des instruments clés pour sonder l’intérieur des corps planétaires. Ils ont déjà été déployés sur la surface de la Lune, de Mars et de Vénus, mais jamais encore sur un astéroïde ! » 

Une mobilisation exceptionnelle de l’équipe SSPA 

« Une grande partie de l’équipe SSPA de l’ISAE-SUPAERO est impliquée dans la mission RAMSES et dans le développement de cet instrument révolutionnaire. » explique Alexandre Cadu, Chercheur à l’ISAE-SUPAERO et Ingénieur Système du SIA. Les contributions de l’équipe couvrent l’ensemble des aspects techniques et scientifiques : 

  • Développement instrumental : conception mécanique et électronique du sismomètre, tests de performance et de qualification spatiale en conditions extrêmes, intégration avec le CubeSat.
  • Préparation scientifique : simulation des effets des forces de marée sur l’astéroïde Apophis, étude de la propagation des ondes sismiques dans les astéroïdes, caractérisation des propriétés mécaniques.
  • Opérations et analyse : planification des opérations, recette de l’instrument en vol, analyse des données, interprétation géophysique des enregistrements. 

Une expertise française reconnue internationalement 

L’ISAE-SUPAERO s’inscrit dans une tradition d’excellence française en matière de sondage interne des astéroïdes, mais aussi de sismologie planétaire avec la mission InSight. Le radar basse fréquence de la mission RAMSES, développé à l’Institut de Planétologie et d’Astrophysique de Grenoble (IPAG/UGA) et déjà abord la mission Hera, complétera les observations du sismomètre SIA pour dresser un portrait complet de la structure interne d’Apophis. 

Des objectifs scientifiques majeurs 

La mission RAMSES vise à caractériser précisément Apophis avant, pendant et après son passage près de la Terre. Les observations permettront de mesurer : 

  • la masse, la densité et la porosité de l’astéroïde, 
  • sa cohésion interne et sa structure géologique, 
  • les modifications induites par les forces de marée : variations de rotation, mouvements de surface, réarrangements internes, 
  • les propriétés sismiques révélatrices de sa composition et de son histoire.  

« Le sismomètre SIA nous permettra de sonder l’intérieur d’Apophis et d’observer comment sa structure interne réagit aux forces de marée terrestres. » explique Raphael Garcia, Professeur à l’ISAE-SUPAERO et Chef de Projet SIA. « Ces données alimenteront directement les stratégies de Défense Planétaire en permettant de mieux prédire la réponse des astéroïdes aux forces externes, qu’elles soient naturelles ou appliquées par un dispositif de déviation. » 

La mission RAMSES s’achèvera en août 2029, après six mois d’observations intensives. Les données recueillies par le sismomètre SIA et les autres instruments scientifiques feront l’objet d’analyses approfondies pendant plusieurs années, enrichissant notre connaissance des astéroïdes et renforçant notre capacité à protéger notre planète. 

Une constellation de missions autour d'Apophis 

RAMSES ne sera pas seule à observer Apophis en 2029. La mission japonaise DESTINY+, lancée avec RAMSES, effectuera un survol préliminaire de l’astéroïde, tandis que la mission américaine OSIRIS-APEX entamera une visite prolongée après le passage rapproché.  « OSIRIS-APEX prévoit une expérience d’interaction propulseur–surface sur l’astéroïde Apophis. » détaille Cecily Sunday, Chercheuse et membre de l’équipe scientifique de RAMSES. « Au sein de l’équipe SSPA, nous développons des simulations numériques afin d’étudier les mouvements de surface générés lors de cette expérience ainsi que pendant l’atterrissage du CubeSat RAMSES ». 

L'ISAE-SUPAERO, acteur majeur de l'exploration spatiale

La participation de l’ISAE-SUPAERO à la mission RAMSES confirme le positionnement de l’ISAE-SUPAERO comme acteur reconnu de l’exploration spatiale. L’équipe SSPA du département DEOS a déjà contribué à plusieurs missions planétaires majeures. 

Mars : de InSight à Perseverance 

Sur la planète rouge, l’équipe SSPA a participé à la mission InSight de la NASA avec le sismomètre SEIS, qui a révolutionné notre compréhension de la structure interne de Mars. L’équipe a également contribué à la mission Mars 2020 Perseverance avec le microphone martien de SuperCam, permettant d’enregistrer pour la première fois les sons de Mars et d’analyser les propriétés de son atmosphère. Ces recherches ont fait l’objet de publications dans les plus grandes revues scientifiques internationales, notamment Nature et Science. 

Lune : le retour de la sismologie avec Artemis IV 

L’équipe SSPA a récemment été sélectionnée par la NASA pour participer à la mission Artemis IV, prévue en 2028. Ils contribuent au développement de l’instrument SPSS (South Pole Seismic Station), la station sismologique la plus sensible jamais conçue pour étudier la structure interne de la Lune au pôle Sud.  

Missions en cours et futures : expertise et ambition  

Au-delà de Mars et de la Lune, le département DEOS participe à la mission japonaise MMX (Martian Moons eXploration) de la JAXA, qui visitera les lunes martiennes Phobos et Deimos et déploiera le rover franco-allemand IDEFIX sur Phobos. L’équipe SSPA contribue également aux missions JUICE (système jovien), BepiColombo (Mercure) et  ExoMars avec PACIS, un instrument qui étudiera l’atmosphère de Mars lors de l’entrée et l’atterrissage de la sonde. 

« Cette expertise diversifiée en instrumentation spatiale, combinée à une compréhension approfondie de la géophysique planétaire, positionne l’ISAE-SUPAERO comme un acteur reconnu de l’exploration du système solaire. » commente David Mimoun, Professeur à l’ISAE-SUPAERO et Chef d’équipe SSPA.  

La mission RAMSES représente ainsi une nouvelle étape dans cette aventure scientifique, ouvrant la voie à de futures découvertes sur les petits corps du système solaire.

Simulation numérique du phénomène de faïençage de films anodiques

Type de contrat

Offre de stage

Temps de travail

Temps plein

Diplôme

Master

Expérience

Entre 0 et 2 ans

Fonction

Stagiaire

Les alliages d’aluminium de la série 2000 sont très couramment utilisés dans le secteur aéronautique du fait de leurs très bonnes propriétés mécaniques spécifiques.

En plus des sollicitations mécaniques liées à leur utilisation, les structures aéronautiques sont également soumises à des environnements qui peuvent altérer leur intégrité. Des traitements de surface d’anodisation permettent de faire croître un film protecteur de faible épaisseur et ainsi d’améliorer la résistance à la corrosion de ces alliages.

Toutefois, des phénomènes de fissuration ou de faïençage – suite à des sollicitations thermiques – peuvent survenir et réduire considérablement leur tenue à la corrosion dans des environnements sévères. La compréhension de ces phénomènes de dégradation des films anodiques et l’identification et la prise en compte des paramètres influents, permettront d’améliorer le comportement thermique des composants anodisés.

Henry DE PLINVAL, portrait du nouveau directeur de la recherche et des ressources pédagogiques de l’ISAE-SUPAERO

Pouvez-vous nous parler de votre parcours ?

J’ai commencé à travailler dans l’industrie, chez Safran, sur des centrales inertielles : une expérience riche du point de vue des sujets techniques, de l’organisation industrielle, de la présence et des exigences du client.

Cependant, le virus de la recherche me travaillait déjà… et j’ai souhaité rejoindre l’ONERA à Toulouse pour y répondre, en 2008. J’ai alors travaillé en automatique, sur différentes applications (aéronautique, spatial, naval – civil et de défense), passé ma thèse sur le pilotage des drones basé vision. Plus tard, en 2015, on m’a proposé de devenir directeur du programme drones, en charge de ce sujet passionnant – sur lequel l’ISAE-SUPAERO mène d’ailleurs beaucoup de travaux remarquables.

En 2021, j’ai souhaité prendre des responsabilités hiérarchiques et je suis devenu directeur adjoint du département de physique de l’ONERA : une ouverture sur des sujets d’une richesse et d’une technicité absolument remarquables. Ensuite, j’ai pris la direction du département des souffleries basses vitesses, une mission très complémentaire car beaucoup plus industrielle.

Henry DE PLINVAL

Me voici désormais à l’ISAE-SUPAERO, où je retrouve beaucoup de convergences avec ces diverses tranches de vie que je viens d’évoquer ! C’est pour moi une grande joie de retrouver ces échos de sujets croisés auparavant, de rencontrer à la fois passion et excellence, et de découvrir et apprendre sur des dimensions que je connais moins.

Henry DE PLINVAL Directeur de le recherche et des ressources pédagogiques

Quelles vont être vos missions au sein de l’ISAE-SUPAERO ?

Je suis en charge de la direction de la recherche et des ressources pédagogiques. C’est une mission passionnante qui recouvre des dimensions diverses. La première chose qui me frappe, c’est la qualité des personnes qui composent cette direction : qualité humaine ; qualité de la recherche qui y est menée – avec des moyens souvent remarquables ; qualité des enseignements.

Ma première mission sera de continuer à développer ces qualités, mais aussi de les faire connaitre à l’extérieur et en interne. Il nous faudra pour cela poursuivre dans la voie de l’excellence en recherche et au service des missions de formation, avec les moyens considérables qui y sont affectés.

Quels sont les sujets qui vous paraissent prioritaires dans votre mission ?

Parmi nombre de sujets importants, certains sont particulièrement structurants pour notre activité. Le laboratoire commun que nous construisons avec l’ENAC est bien sûr une décision essentielle qu’il faut désormais faire fonctionner avec les synergies et la visibilité accrue qu’il nous apportera.
Une autre décision essentielle est celle qui nous conduit dans la dynamique de l’université de Toulouse, qui, là aussi, doit voir notre reconnaissance internationale s’accroître encore davantage.

À côté de ces mouvements forts, il y a la consolidation de nos équipes, qui ont très fortement crû ces dix dernières années, la nécessité d’affermir l’équilibre entre enseignement, recherche plus amont, partenariats, contrats industriels, financements européens…

Tout ceci pour continuer de se tenir au meilleur niveau de l’enseignement et de la recherche dans les domaines aéronautiques et spatiaux qui sont les nôtres !

L’ISAE-SUPAERO se dote d’un nouvel équipement innovant en fabrication additive

L’Inauguration de ce nouvel équipement de recherche s’est tenue mardi 23 septembre sur le campus de l’ISAE-SUPAERO en présence des partenaires financiers et de recherche.

Une technologie au service de l’industrie aéronautique durable

La technologie WAAM permet de fabriquer des pièces semi-finies de grandes dimensions en utilisant uniquement la matière nécessaire. Elle contribue ainsi à réduire les déchets, à limiter l’usage des métaux rares et à améliorer l’efficacité énergétique des procédés de fabrication.

Grâce à ses performances (plus de 2 kg de dépôt de matière par heure), elle représente une alternative prometteuse aux procédés traditionnels d’usinage, notamment pour des pièces comme les mats de réacteurs ou les longerons d’avions.

Recherche, formation et partenariats industriels

Cet équipement sera utilisé par nos enseignants-chercheurs, doctorants et étudiants ingénieurs pour explorer de nouvelles approches en conception, en fabrication multi-matériaux et en réparation de pièces aéronautiques à haute valeur ajoutée.

Il ouvre également la voie à de nouvelles collaborations industrielles : un projet est déjà en cours avec Segula Technologies, tandis que des discussions sont engagées avec Airbus et Safran.

Un investissement collectif pour l’avenir

L’acquisition de cette machine, d’un montant de 700 000 €, a été financée dans le cadre d’un Contrat de Plan État-Région (CPER), avec le soutien du ministère des Armées, de la Région Occitanie et de Toulouse Métropole. L’ISAE-SUPAERO a également contribué en finançant les infrastructures et l’installation de l’équipement.

Un pas de plus vers l’innovation responsable

Avec la WAAM, l’ISAE-SUPAERO et l’ICA renforcent leur rôle d’acteurs clés dans le développement de technologies innovantes, durables et compétitives, en phase avec les grands enjeux de transition écologique et numérique du secteur aérospatial.

Inauguration de la machine WAAM - ISAE-SUPAERO / ICA

Congrès Interdisciplinaire sur les Mondes Extrêmes – CIME

📅 Le 𝟏𝟕 𝐨𝐜𝐭𝐨𝐛𝐫𝐞 𝟐𝟎𝟐𝟓 à l’ISAE-SUPAERO, le congrès CIME réunira chercheurs, professionnels, enseignants et acteurs de terrain autour d’une même passion : 𝐥’𝐞𝐱𝐩𝐥𝐨𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐞𝐧𝐯𝐢𝐫𝐨𝐧𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐞𝐱𝐭𝐫𝐞̂𝐦𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐧𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐩𝐥𝐚𝐧𝐞̀𝐭𝐞… 𝐞𝐭 𝐚𝐮-𝐝𝐞𝐥𝐚̀.

Au programme de cette journée exceptionnelle, six conférences inspirantes données par des personnalités engagées sur le terrain, dans les milieux polaires, sous-marins, désertiques ou spatiaux :

🔹Christian Clot : explorateur, cofondateur et directeur général de l’Human Adpatation Institute
🔹Stephen Alamo : médecin spécialiste en médecine spatiale, ESA
🔹Gaëlle Giesen, Ph.D. : docteure en astrophysique, ingénieure en systèmes spatiaux, plongeuse et parachutiste
🔹Alban Michon : explorateur, guide et plongeur polaire, fondateur de Biodusséus et de l’École des Explorateurs
🔹Jessica Studer : médecin, chercheuse pour le MEDES (CNES) et l’ESA à la station Concordia (Antarctique)
🔹Geraldine Parodi : plongeuse en scaphandre

Ces intervenants partageront leurs expériences, exposeront les enjeux humains, techniques et organisationnels propres à leurs contextes respectifs, et présenteront des pistes de recherche et d’innovation pour nourrir les réflexions et inspirer de nouveaux projets.

Le congrès CIME a pour ambition de :

> Poser les bases d’un réseau national réunissant chercheurs, ingénieurs, opérateurs, médecins et autres professionnels des mondes extrêmes,
> Croiser les expertises scientifiques et opérationnelles,
> Favoriser les collaborations entre laboratoires, institutions et acteurs de terrain.

Comité d’organisation : Vsevolod Peysakhovich – Enseignant-Chercheur en facteurs humains à l’ISAE-SUPAERO, Safouane HAMDI – Médecin endocrinologue spécialisé en reproduction, maître de conférences au CHU de Toulouse, Maëlis Lefebvre – Chercheuse postdoctorante en facteurs humains à l’ISAE-SUPAERO.

Une conférence en partenariat avec UNIVERSEH European UniversityMEDES – Institute for Space Medicine and PhysiologyCNES (SpaceShip).

Workshop Franco-Coréen : « L’hydrogène cryogénique pour l’aviation »

  • du 13 au 14 octobre 2025
  • en salle des thèses de l’ISAE-SUPAERO

« L’hydrogène constitue une technologie de rupture pour la décarbonation de l’aérien. Étant donné son fort pouvoir énergétique et sa capacité à propulser les avions sans émettre de carbone, il représente une voie privilégiée que l’ISAE-SUPAERO a investie depuis plusieurs années.

Compte tenu de l’avance technologique de la Corée du Sud dans ce domaine, l’organisation d’un Workshop franco-coréen sur l’hydrogène pour l’aéronautique représente une chance pour partager les bonnes pratiques et les dernières recherches dans l’usage de l’hydrogène à bord, et particulièrement de l’hydrogène cryogénique. »

Plutôt qu’un forum de discussion sur l’avenir du transport aérien, ce workshop scientifique entend aborder les verrous technologiques liés à la propulsion hydrogène, en donnant la parole à ceux qui pratiquent plutôt qu’à ceux qui émettent des hypothèses ou des avis définitifs sans preuve expérimentale.

C’est pourquoi les orateurs coréens, issus des meilleurs centres industriels et de recherche, mais aussi les orateurs français issus du monde académique et industriel se retrouveront pour partager leurs découvertes.

Pour l’ISAE-SUPAERO, engagé dans une volonté affichée de former nos futurs ingénieurs aux techniques respectueuses de l’environnement, un tel workshop constitue un tremplin pour renforcer nos échanges scientifiques avec la Corée et fédérer l’écosystème français engagé autour de la décarbonation de l’aviation. 

L’ISAE-SUPAERO accueille la première édition en présentiel du workshop inter-agences GNC V&V

Organisé sous l’impulsion de l’ESA, du CNES, de la NASA, du DLR, de l’ASI, de l’ISAE-SUPAERO et de l’ONERA, le workshop a permis d’ouvrir un espace d’échange approfondi autour d’un enjeu central pour les missions spatiales actuelles : la validation et la vérification des systèmes de guidage, navigation et contrôle (GNC), garants de la fiabilité et de la précision des opérations spatiales.

GNC : un pilier technologique des missions spatiales

Les systèmes GNC sont au cœur de toute mission spatiale. Ils permettent à un véhicule de planifier et de suivre sa trajectoire (Guidage), de déterminer sa position et sa vitesse dans l’espace (Navigation) et de stabiliser et de corriger son orientation si nécessaire (Contrôle).

Maîtriser ces fonctions est essentiel pour le succès des missions, qu’elles soient habitées ou automatisées, en orbite basse comme en exploration lointaine.

Débat ouvert
Session de posters
Équipe de coordination ISAE-SUPAERO

Des interventions clés et des perspectives d’innovation

Parmi les moments forts de ces deux journées figurent deux conférences majeures. Celle de Jean-François Goester (CNES) sur les stratégies de rendez-vous orbital et de Stefan Winkler (Airbus Defence & Space) sur l’état d’esprit d’ingénierie nécessaire pour relever les défis opérationnels.

Le workshop a également mis en lumière une initiative pédagogique ambitieuse : Francesco Sanfedino, enseignant-chercheur à l’ISAE-SUPAERO, a présenté le European Satellite Benchmark for Control Education & Industrial Training, un outil de formation co-développé avec l’ESA pour renforcer les compétences pratiques en contrôle de satellites.

Valentin Preda (ESA), Neil Denney (former NASA), Stefan Winkler (Airbus DS), Bénédicte Girouart (ESA), Massimo Casasco (ESA), Simone Ciabuschi (ASI), Stephan Theil (DLR), Daniel Alazard (ISAE-SUPAERO), Geraldine Constant-Filaire (CNES), Miguel Morere (CNES), Jean-Marc Biannic (ONERA), Jeroen Vandersteen (ESA), Francesco Sanfedino (ISAE-SUPAERO)
Vincent Dubanchet (TAS) – Pitch
Lisa Elsner (ZfT), Marcello Romano (TUM), Sebastian Rimmer (ESA), Paolo Panicucci (POLIMI) – Débat ouvert

L'ISAE-SUPAERO : un positionnement affirmé dans l’écosystème spatial international

En accueillant cet événement de haut niveau, l’ISAE-SUPAERO confirme son rôle d’acteur clé de l’ingénierie spatiale, à l’interface de la formation d’excellence, de la recherche appliquée et de la coopération internationale.

L’institut adresse ses remerciements à l’ensemble des intervenants, participants et partenaires — en particulier le CNES et la Fondation ISAE-SUPAERO — pour leur engagement dans la réussite de cette rencontre.