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Contrôle des tourbillons de bout d’aile par injection de jet inhomogène

Référence

N/A

Type de contrat

Offre de post-doctorat

Temps de travail

Temps plein

Rémunération

3400€ / MOIS

Diplôme

Doctorat

Expérience

Entre 2 et 5 ans

Fonction

Post-doctorant

Date limite de candidature

01/10/2026

Ce projet expérimental vise à étudier le contrôle des tourbillons d’extrémité d’aile par l’injection de jets à densité variable dans le cœur tourbillonnaire, dans l’objectif d’accélérer leur déstabilisation et leur dissipation. Cette approche est motivée par la pertinence applicative significative de tels tourbillons, qui contribuent à la formation de traînées de condensation dans les sillages d’aéronefs et, par conséquent, au forçage radiatif induit par l’aviation. La technique de diagnostic principale employée est la Vélocimétrie par Imagerie de Particules (PIV) résolue en temps, permettant une quantification précise de la réponse dynamique du tourbillon aux perturbations induites. Le projet s’appuie sur des résultats numériques récents du groupe de recherche, ayant mis en évidence un potentiel de croissance transitoire considérable dans les tourbillons à densité variable, ainsi que sur des mesures expérimentales préliminaires déjà réalisées avec succès sur le banc d’essai du département.

Notre doctorant Maciej Michałów remporte le Marc Pélegrin Best Paper Award à l’EuroGNC 2026

Maciej Michałów remporte le Marc Pélegrin Best Paper Award à l'EuroGNC 2026

En troisième année de thèse, notre doctorant ISAE-SUPAERO Maciej Michałów est récompensé pour une contribution originale sur le contrôle non-linéaire des lanceurs réutilisables, une première pour l’école à cette conférence.

Qui est Maciej Michałów ?

Doctorant ISAE-SUPAERO au DCAS depuis 2023

Diplômé d’une licence en génie aérospatial de l’École polytechnique de Varsovie puis du Master in Aerospace Engineering à l’ISAE-SUPAERO, fort d’une expérience professionnelle à l’Institut d’aviation de Varsovie et à l’Institut franco-allemand de recherches de Saint-Louis, Maciej Michałów a intégré le doctorat en 2023 sous la co-direction de Leandro Lustosa et Daniel Alazard.

Sa thèse porte sur les techniques d’augmentation de la contrôlabilité non-linéaire appliquées aux lanceurs réutilisables et aux aéronefs très flexibles, des systèmes dont la complexité dynamique remet en cause les approches classiques de commande. En moins de trois ans, il a su produire des résultats théoriques suffisamment solides et originaux pour convaincre le jury de l’EuroGNC.

De gauche à droite : Raziye Tekin (chairman du comité technique EuroGNC), Sofiane Kraiem (ONERA), Maciej Michałów (lauréat), Daniel Alazard (ISAE-SUPAERO), Andres Marcos (chairman EuroGNC 2026), Rafael Vazquez Valenzuela (co-chairman).

La contribution primée

Le papier propose une loi de commande périodique permettant de guider la descente et le point d’atterrissage d’un lanceur réutilisable ayant perdu le contrôle en amplitude de sa poussée, seule la direction de celle-ci restant pilotable.

À travers des outils d’analyse non-linéaire, notamment l’algèbre de Lie, Maciej démontre rigoureusement la contrôlabilité du système dans ce scénario de panne et propose une stratégie de contrôle dont la stabilité et performances sont conformes aux conditions réelles.

Ce résultat est à la fois théoriquement rigoureux et directement pertinent pour l’industrie spatiale : la récupération contrôlée des lanceurs est l’un des défis clés des systèmes spatiaux réutilisables actuels. Aborder ce problème avec des outils non-linéaires avancés, là où les approches linéaires classiques échouent, illustre toute la profondeur de la démarche de recherche développée au DCAS.

Je suis honoré que mes travaux de recherche sur la contrôlabilité non linéaire des lanceurs réutilisables aient été récompensés par le prix Marc Pélegrin, et qu’ils aient suscité un vif intérêt auprès de la communauté GNC européenne, tant académique qu’industrielle, lors de la conférence EuroGNC. C’est une précieuse confirmation de la solidité théorique de notre approche et de son fort potentiel pour des applications concrètes. – Maciej Michałów

Les domaines de recherche : DCAS & IONLAB

  • DCAS — Département Conception et Conduite des Systèmes Aérospatiaux

Au sein du DCAS, le thème de recherche « Dynamique et contrôle des véhicules aérospatiaux » réunit des compétences pointues en modélisation, commande non-linéaire et systèmes complexes.

Les travaux de Maciej s’inscrivent pleinement dans cette dynamique, avec des débouchés concrets sur les drones HALE (High Altitude Long Endurance), dont les déformations structurelles importantes exigent précisément les outils non-linéaires développés dans sa thèse.

  • IONLAB — un programme d’échanges interdisciplinaires inédit

Piloté par Leandro Ribeiro Lustosa au DCAS, IONLAB crée chaque semaine un espace de rencontre entre étudiants de licence, de master et de doctorat, enseignants-chercheurs et personnels techniques, autour de questions avancées en dynamique et contrôle.

C’est dans cet environnement de fertilisation croisée que certaines des idées à l’origine du papier primé ont émergé, preuve que la richesse scientifique naît aussi de la diversité des regards. Le groupe développe actuellement un prototype électronique expérimental pour valider en conditions réalistes la technique de commande mise au point.

Au-delà de la récompense individuelle, ce prix témoigne de la vitalité de la recherche en commande aérospatiale à l’ISAE-SUPAERO, et de sa capacité à former des doctorants capables de faire avancer l’état de l’art sur des problèmes à la fois fondamentaux et d’actualité industrielle.

Des chercheurs de l’ISAE-SUPAERO récompensés à la conférence IEEE NSREC 2025 pour une avancée en physique des capteurs d’imagerie spatiale

Une avancée scientifique importante

Cette distinction récompense une avancée scientifique importante : l’observation directe, la caractérisation et la simulation de défauts individuels induits par les rayonnements dans le silicium, grâce à l’utilisation de capteurs d’imagerie CMOS de très haute sensibilité.

De gauche à droite : Vincent Goiffon, Anne Hémeryck, Aubin Antonsanti, Richard Monflier, Antoine Salih Alj, Clémentine Durnez, Valérian Lalucaa, Cédric Virmontois, and Antoine Jay (et absente de la photo : Vera Kharchenkova)

Une nouvelle fenêtre sur la physique des défauts dans les capteurs spatiaux

Depuis des décennies, les défauts semiconducteurs induits par les rayonnements ou les procédés de fabrication sont extrêmement difficiles à étudier à l’échelle d’un défaut unique. Pourtant, ils jouent un rôle déterminant dans la dégradation des capteurs d’imagerie utilisés dans l’espace, en affectant la qualité des images, le bruit et la stabilité à long terme.

En exploitant la sensibilité exceptionnelle des capteurs CMOS modernes, l’équipe de recherche a transformé chaque pixel en micro-détecteur capable de suivre le comportement de défauts individuels, impliquant typiquement un ou deux atomes, directement au sein d’un dispositif pleinement fonctionnel.

L’étude montre que des défauts atomiques très simples peuvent générer des fluctuations temporelles complexes du signal, se traduisant concrètement par des pixels qui clignotent de manière aléatoire dans les images. Ces effets ont pu être reliés à des types de défauts spécifiques, apportant une compréhension expérimentale inédite de leur origine physique et de leur comportement.

Figure 4: Illustration de la création d'un défaut ponctuel (taille < 1 nm) dans un pixel (taille typique 1 µm de côté) et son impact sur une image.

Des travaux importants pour les futures missions spatiales

L’objectif de ces recherches est d’améliorer la compréhension fondamentale des défauts induits par les rayonnements dans les semiconducteurs. Ces connaissances sont essentielles pour :

  • améliorer les performances et la fiabilité des dispositifs semiconducteurs après fabrication,
  • renforcer la robustesse des capteurs d’imagerie spatiale exposés aux rayonnements,
  • développer des modèles plus prédictifs et physiques des effets des rayonnements dans les systèmes spatiaux.

Ces résultats sont particulièrement importants pour les futures missions spatiales, où la performance d’imagerie et la stabilité des détecteurs sont critiques dans des environnements radiatifs de plus en plus exigeants.

Figure 5: Simulation à l'échelle atomique d'un défaut ponctuel dans le silicium. Paramètre de maille = 0.5 nm.

L’ISAE-SUPAERO à la pointe

Cette avancée a été réalisée à ISAE-SUPAERO car elle nécessitait une combinaison rare de compétences : la maîtrise des technologies avancées de capteurs d’imagerie CMOS et une expertise approfondie des effets des rayonnements dans les semiconducteurs. Ces deux domaines sont au cœur des activités du groupe Capteurs d’IMage Intégrés (CIMI) au sein du département DEOS depuis plus de deux décennies.

Les travaux ont également bénéficié d’un accès à des technologies semiconducteurs avancées, à des moyens de caractérisation de pointe et à des installations d’irradiation, permettant une analyse complète des phénomènes physiques induits par les rayonnements.

Figure 6 : Illustration du signal d’un pixel clignotant induit par l’instabilité d’un ou deux atomes dans un pixel.

Une forte collaboration scientifique

Cette recherche a été rendue possible grâce à une collaboration étroite avec plusieurs partenaires majeurs :

  • Centre National d’Études Spatiales (CNES) : accès aux technologies avancées, aux moyens d’irradiation et expertise clé en environnement radiatif spatial ;
  • LAAS-CNRS :  expertise en simulation atomistique (ab initio) indispensable à l’interprétation des résultats ;
  • CEA DAM : simulations d’interaction particule–matière, expertise sur les défauts induits par irradiation dans les semiconducteurs
  • Sodern : expertise sur les effets des rayonnements dans les détecteurs d’imagerie et les défauts semiconducteurs.

Vers des technologies d’imagerie spatiale plus robustes

Au-delà de cette récompense, ces travaux ouvrent de nouvelles perspectives pour la compréhension et la maîtrise des défauts semiconducteurs dans les technologies avancées. Les recherches en cours et futures viseront à identifier finement les différents types de défauts générés lors de la fabrication ou sous irradiation, à mieux comprendre l’origine physique des phénomènes de clignotement des pixels, et à améliorer la prédiction du comportement des futures technologies d’imagerie en environnement spatial.

Ces avancées contribueront à développer des systèmes d’imagerie plus robustes et plus performants pour les futures missions spatiales, mais aussi pour le grand public, tout en faisant progresser l’état des connaissances sur l’expression des défauts semiconducteurs à l’échelle atomique et leur comportement fondamental.

Contrôle par intelligence artificielle des entités virtuelles d’un simulateur de vol afin d’atteindre les objectifs de leur mission

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N/A

Type de contrat

Offre de thèse

Temps de travail

Temps plein

Diplôme

Master

Expérience

Entre 0 et 2 ans

Fonction

Doctorant

Dans le cadre de ses activités de simulation d’avions de combat et d’hélicoptères, SOGITEC souhaite renforcer, en collaboration avec ISAE-SUPAERO, sa capacité à modéliser et simuler le comportement des forces en présence à l’aide de techniques d’intelligence artificielle.

La première année sera dédiée à une revue de l’état de l’art, une prise en main des approches courantes de la littérature et la mise en oeuvre d’un simulateur permettant l’apprentissage centralisée pour une exécution distribuée. Une attention spéciale sera donnée aux approches d’apprentissage par renforcement hiérarchique permettant le passage à l’échelle. La seconde année se concentrera sur les méthodes d’abstraction et aux heuristiques pour l’initialisation des politiques d’entités ainsi que leur utilisation au sein d’une approche d’apprentissage par renforcement hiérarchique. La troisième année sera dédiée à une extension vers des équipes hétérogènes et à la rédaction de la thèse.

Elena Lopez Contreras, doctorante ISAE-SUPAERO en neuroergonomie, remporte le prix Amélia Earhart

Fonction

doctorante ISAE-SUPAERO en neuroergonomie

Thèse ACTAM : AéroaCoustique du bruit de Train d’Atterrissage Multi-essieux

Type de contrat

Offre de thèse

Temps de travail

Temps plein

Diplôme

Diplôme d'ingénieur

Expérience

Entre 0 et 2 ans

Fonction

Doctorant

Cette thèse propose d’investiguer les mécanismes de génération de bruit de train d’atterrissage multi-essieux en vue de proposer des designs innovants à faible bruit.

Optimisation aérodynamique d’une aile battante par intelligence artificielle

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Type de contrat

Offre de thèse

Temps de travail

Temps plein

Rémunération

2600€ / MOIS

Diplôme

Étudiant Bac +4/5

Expérience

Entre 0 et 2 ans

Fonction

Doctorant

Date limite de candidature

31/05/2026

Les ailes battantes sont une alternative possible aux ailes fixes ou tournantes pour la propulsion d’aéronefs de très faibles dimensions (typiquement inférieures au centimètre). Ce mode de propulsion/sustentation inspiré du monde vivant a été largement étudié depuis une trentaine d’année maintenant, conjointement à l’avènement des micro et nanotechnologies. La compréhension des mécanismes physiques à l’origine des forces aérodynamiques générées par l’aile battante a conduit aux développements récents de prototypes miniaturisés à l’extrême, à l’instar du RoboBee de l’université Harvard ou encore de l’OVMI à l’IEMN. Malgré ces avancées importantes, la conception d’aéronefs à ailes battantes est loin d’être optimale. La difficulté ici est que l’optimisation aérodynamique de la forme et cinématique de l’aile repose sur un grand nombre de paramètres (géométriques et cinématiques) et que la dynamique de l’écoulement est, contrairement aux modes de sustentation conventionnels (voilures fixes et tournantes), fortement instationnaire et non-linéaire, ce qui empêche l’utilisation de modèles analytiques (linéaires) rapides.

Dans cette thèse, nous proposons de réaliser l’optimisation aérodynamique multi-objectifs (portance et efficacité) du vol battu. L’optimisation sera rendue possible par deux évolutions majeures. La première concerne l’accroissement continu des capacités de calculs, permettant de simuler un grand nombre de configurations. Ce nombre n’est toujours pas suffisant pour réaliser l’optimisation directe (i.e. sur la base de simulations numériques uniquement) sur la totalité des paramètres géométriques et cinématiques mais il permet désormais de générer une base de données de taille suffisante pour entrainer un modèle de substitution par réseau de neurones capables de prédire les performances aérodynamiques de l’aile à très faible coût de calcul, et donc de réaliser l’optimisation par couplage du modèle avec un algorithme génétique, etréaliser l’optimisation par apprentissage par renforcement. Ces deux approches de type »apprentissage machine » constituent la seconde évolution importante permettant l’optimisation multi-objectifs sur un très grand espace de paramètres.

Le déroulement de la thèse comprend deux étapes :

Dans un premier temps, des simulations numériques de type résolution directe des équations de Navier-Stokes seront mises en œuvre pour les optimisations par couplage du modèle de substitution et d’un algorithme génétique et par apprentissage par renforcement. La première approche a déjà démontré ses preuves pour l’optimisation d’ailes battantes dans un espace de paramètre plus restreint. La seconde approche a démontré ses preuves pour des problèmes de contrôle mais reste à éprouver pour des problèmes d’optimisation multi-objectifs. L’identification de configurations géométriques et cinématiques optimales (incluant la déformation active de l’aile) conduira alors à l’analyse physique des mécanismes à l’origine de cette optimalité via la méthode de partitionnement de force déjà implémentée au laboratoire. Cette première étape sera conduite à l’ISAE-SUPAERO.

Dans un second temps, les approches suscitées seront mises en œuvre par voie expérimentale. Les mesures d’efforts aérodynamiques instationnaires seront utilisées en lieu et place des simulations numériques pour la génération de données permettant l’apprentissage. Contrairement aux données numériques, les données expérimentales sont sujettes au bruit de mesure et d’actuation. La difficulté ici réside donc dans le transfert des approches et abordées en première partie de la thèse d’un environnement « propre » (simulations numériques) à un environnement bruité (expérimentations). Ici encore, l’identification de configurations géométriques et cinématiques optimales conduira alors à l’analyse physique des mécanismes à l’origine de cette optimalité. Ceci nécessite la mise en œuvre de métrologie optique avancée (ex : mesures de l’écoulement 3D par PIV par balayage) et de la méthode de partitionnement de force sur des données expérimentales. Cette seconde étape sera conduite à l’institut Pprime.

Ce projet de thèse sera mené en partenariat entre l’institut Pprime à Poitiers et l’ISAE-Supaero à Toulouse qui justifient d’une expertise reconnue de longue date sur le sujet. La partie numérique sera réalisée à Toulouse sur une période de 18 mois, les 18 mois restants étant consacrés à la partie expérimentale à Poitiers.

Sur les pas de l’astronaute Sophie Adenot : six étudiants s’isolent dans le désert pour simuler la vie sur Mars

L’ISAE-SUPAERO, terre d’explorateurs spatiaux

L’Institut  compte parmi ses alumni plusieurs astronautes emblématiques : Jean-François Clervoy, Thomas Pesquet, Luca Parmitano, et désormais Sophie Adenot, qui rejoindra l’ISS en février. Arnaud Prost et Anthéa Comellini, diplômés de l’ISAE-SUPAERO, font également partie des astronautes de réserve de l’ESA.

Depuis plus de dix ans, des équipes d’étudiants de l’ISAE-SUPAERO participent chaque année à des missions dans la MDRS, un environnement désertique choisi pour sa ressemblance avec le paysage martien. Gaspard Thieulin, alumni et commandant du Crew 330, souligne : « La cohésion d’équipe est vitale pour surmonter les défis. Nous avons travaillé nos compétences non techniques pour garantir un travail d’équipe efficace, même dans les moments difficiles. »

Quatre semaines d’isolement pour préparer l’exploration martienne

Pendant leur mission, les sept membres du Crew 330 vivront dans un habitat de 8 mètres de diamètre, avec des ressources limitées et des communications différées avec la Terre. Les sorties ne seront possibles qu’en combinaison spatiale, reproduisant ainsi les contraintes d’une mission sur Mars.

L’équipe, composée de trois femmes et trois hommes, mènera quinze expériences scientifiques dans des domaines variés : médecine spatiale, géologie, robotique, astronomie et botanique. Parmi les projets les plus innovants :

  • Echo Finder : un échographe équipé d’intelligence artificielle et de réalité augmentée, testé par les équipages de l’ISAE-SUPAERO depuis trois ans. Aujourd’hui, il accompagne Sophie Adenot à bord de l’ISS pour permettre aux astronautes de réaliser eux-mêmes des examens médicaux.
  • AMAIA : un assistant intelligent développé par le CNES, conçu pour aider les astronautes dans leurs tâches quotidiennes.
  • Orbital Architecture : une expérience mesurant l’impact de l’environnement d’une base spatiale sur le stress et les performances cognitives des astronautes. Les données collectées serviront à concevoir les futures bases lunaires et martiennes.
L’équipage (de gauche à droite) : Gaspard THIEULIN (commandant), Adèle LADAGNOUS (responsable santé et sécurité), Félix MARGUET (botaniste), Julien BESSON (scientifique), Célia PARNAUD—AMY (astronome), Lou GOIFFON (ingénieur de bord) et Adrien SAUGNAC (journaliste)

Inspirer les futures générations

Sophie Adenot, marraine du dispositif d’ouverture sociale OSE l’ISAE-SUPAERO, s’engage activement pour promouvoir les sciences auprès des jeunes, en particulier des jeunes filles. Lou Goiffon, ingénieure de bord du Crew 330, partage cette ambition : « Montrer à des jeunes filles que des femmes de quelques années leurs aînées mènent des projets comme celui-ci, ça rend les sciences plus accessibles et concrètes. ».

Le Crew 330 mène également des actions de sensibilisation dans les établissements scolaires pour susciter des vocations scientifiques. Les étudiants ont eux-mêmes été inspirés par des astronautes,  par des étudiants qui ont vécu cette aventure, la transmission fait aussi partie de leur projet ! 

RAMSES : l’ISAE-SUPAERO au cœur d’une mission historique de défense planétaire

Apophis 2029 : un rendez-vous exceptionnel avec la science

L’ISAE-SUPAERO franchit une nouvelle étape majeure dans l’exploration spatiale avec sa participation à la mission RAMSES (Rapid Apophis Mission for SpacE Safety) de l’Agence Spatiale Européenne (ESA). Au cœur de cette mission de Défense Planétaire : le sismomètre SIA (Seismic Instrument for Asteroids), développé par l’équipe SSPA du département DEOS avec le soutien du CNES et en collaboration avec l’Institut de Physique du Globe de Paris, qui réalisera une première mondiale en enregistrant l’activité sismique d’un astéroïde géocroiseur. 

Le vendredi 13 avril 2029, l’astéroïde (99942) Apophis passera à seulement 31 600 km de la Terre – soit moins d’un dixième de la distance Terre-Lune. Ce passage rapproché exceptionnel, visible à l’œil nu depuis l’Europe, est sans danger pour notre planète, mais représente une opportunité scientifique unique pour comprendre le comportement et propriétés des astéroïdes géocroiseurs. 

Validée lors du Conseil Ministériel de l’ESA du 27 novembre 2025, la mission RAMSES sera lancée au printemps 2028 et rejoindra Apophis en février 2029, deux mois avant son passage historique près de notre planète. 

SIA : le sismomètre développé à l'ISAE-SUPAERO

Une prouesse technologique et scientifique 

Le sismomètre SIA représente l’aboutissement de plusieurs années de recherche et développement au sein de l’équipe SSPA (Systèmes Spatiaux pour la Planétologie et ses Applications) du département DEOS de l’ISAE-SUPAERO. Cet instrument sera déployé à la surface d’Apophis par l’un des deux CubeSats de la mission RAMSES, marquant ainsi le premier dépôt d’un sismomètre sur un petit corps céleste. 

« Cette mission constituera une avancée majeure dans notre compréhension des astéroïdes », explique Naomi Murdoch, Directrice de Recherche à l’ISAE-SUPAERO et Responsable Scientifique du sismomètre SIA. « Depuis le début de l’exploration planétaire, les sismomètres ont toujours été des instruments clés pour sonder l’intérieur des corps planétaires. Ils ont déjà été déployés sur la surface de la Lune, de Mars et de Vénus, mais jamais encore sur un astéroïde ! » 

Une mobilisation exceptionnelle de l’équipe SSPA 

« Une grande partie de l’équipe SSPA de l’ISAE-SUPAERO est impliquée dans la mission RAMSES et dans le développement de cet instrument révolutionnaire. » explique Alexandre Cadu, Chercheur à l’ISAE-SUPAERO et Ingénieur Système du SIA. Les contributions de l’équipe couvrent l’ensemble des aspects techniques et scientifiques : 

  • Développement instrumental : conception mécanique et électronique du sismomètre, tests de performance et de qualification spatiale en conditions extrêmes, intégration avec le CubeSat.
  • Préparation scientifique : simulation des effets des forces de marée sur l’astéroïde Apophis, étude de la propagation des ondes sismiques dans les astéroïdes, caractérisation des propriétés mécaniques.
  • Opérations et analyse : planification des opérations, recette de l’instrument en vol, analyse des données, interprétation géophysique des enregistrements. 

Une expertise française reconnue internationalement 

L’ISAE-SUPAERO s’inscrit dans une tradition d’excellence française en matière de sondage interne des astéroïdes, mais aussi de sismologie planétaire avec la mission InSight. Le radar basse fréquence de la mission RAMSES, développé à l’Institut de Planétologie et d’Astrophysique de Grenoble (IPAG/UGA) et déjà abord la mission Hera, complétera les observations du sismomètre SIA pour dresser un portrait complet de la structure interne d’Apophis. 

Des objectifs scientifiques majeurs 

La mission RAMSES vise à caractériser précisément Apophis avant, pendant et après son passage près de la Terre. Les observations permettront de mesurer : 

  • la masse, la densité et la porosité de l’astéroïde, 
  • sa cohésion interne et sa structure géologique, 
  • les modifications induites par les forces de marée : variations de rotation, mouvements de surface, réarrangements internes, 
  • les propriétés sismiques révélatrices de sa composition et de son histoire.  

« Le sismomètre SIA nous permettra de sonder l’intérieur d’Apophis et d’observer comment sa structure interne réagit aux forces de marée terrestres. » explique Raphael Garcia, Professeur à l’ISAE-SUPAERO et Chef de Projet SIA. « Ces données alimenteront directement les stratégies de Défense Planétaire en permettant de mieux prédire la réponse des astéroïdes aux forces externes, qu’elles soient naturelles ou appliquées par un dispositif de déviation. » 

La mission RAMSES s’achèvera en août 2029, après six mois d’observations intensives. Les données recueillies par le sismomètre SIA et les autres instruments scientifiques feront l’objet d’analyses approfondies pendant plusieurs années, enrichissant notre connaissance des astéroïdes et renforçant notre capacité à protéger notre planète. 

Une constellation de missions autour d'Apophis 

RAMSES ne sera pas seule à observer Apophis en 2029. La mission japonaise DESTINY+, lancée avec RAMSES, effectuera un survol préliminaire de l’astéroïde, tandis que la mission américaine OSIRIS-APEX entamera une visite prolongée après le passage rapproché.  « OSIRIS-APEX prévoit une expérience d’interaction propulseur–surface sur l’astéroïde Apophis. » détaille Cecily Sunday, Chercheuse et membre de l’équipe scientifique de RAMSES. « Au sein de l’équipe SSPA, nous développons des simulations numériques afin d’étudier les mouvements de surface générés lors de cette expérience ainsi que pendant l’atterrissage du CubeSat RAMSES ». 

L'ISAE-SUPAERO, acteur majeur de l'exploration spatiale

La participation de l’ISAE-SUPAERO à la mission RAMSES confirme le positionnement de l’ISAE-SUPAERO comme acteur reconnu de l’exploration spatiale. L’équipe SSPA du département DEOS a déjà contribué à plusieurs missions planétaires majeures. 

Mars : de InSight à Perseverance 

Sur la planète rouge, l’équipe SSPA a participé à la mission InSight de la NASA avec le sismomètre SEIS, qui a révolutionné notre compréhension de la structure interne de Mars. L’équipe a également contribué à la mission Mars 2020 Perseverance avec le microphone martien de SuperCam, permettant d’enregistrer pour la première fois les sons de Mars et d’analyser les propriétés de son atmosphère. Ces recherches ont fait l’objet de publications dans les plus grandes revues scientifiques internationales, notamment Nature et Science. 

Lune : le retour de la sismologie avec Artemis IV 

L’équipe SSPA a récemment été sélectionnée par la NASA pour participer à la mission Artemis IV, prévue en 2028. Ils contribuent au développement de l’instrument SPSS (South Pole Seismic Station), la station sismologique la plus sensible jamais conçue pour étudier la structure interne de la Lune au pôle Sud.  

Missions en cours et futures : expertise et ambition  

Au-delà de Mars et de la Lune, le département DEOS participe à la mission japonaise MMX (Martian Moons eXploration) de la JAXA, qui visitera les lunes martiennes Phobos et Deimos et déploiera le rover franco-allemand IDEFIX sur Phobos. L’équipe SSPA contribue également aux missions JUICE (système jovien), BepiColombo (Mercure) et  ExoMars avec PACIS, un instrument qui étudiera l’atmosphère de Mars lors de l’entrée et l’atterrissage de la sonde. 

« Cette expertise diversifiée en instrumentation spatiale, combinée à une compréhension approfondie de la géophysique planétaire, positionne l’ISAE-SUPAERO comme un acteur reconnu de l’exploration du système solaire. » commente David Mimoun, Professeur à l’ISAE-SUPAERO et Chef d’équipe SSPA.  

La mission RAMSES représente ainsi une nouvelle étape dans cette aventure scientifique, ouvrant la voie à de futures découvertes sur les petits corps du système solaire.

Simulation numérique du phénomène de faïençage de films anodiques

Type de contrat

Offre de stage

Temps de travail

Temps plein

Diplôme

Master

Expérience

Entre 0 et 2 ans

Fonction

Stagiaire

Les alliages d’aluminium de la série 2000 sont très couramment utilisés dans le secteur aéronautique du fait de leurs très bonnes propriétés mécaniques spécifiques.

En plus des sollicitations mécaniques liées à leur utilisation, les structures aéronautiques sont également soumises à des environnements qui peuvent altérer leur intégrité. Des traitements de surface d’anodisation permettent de faire croître un film protecteur de faible épaisseur et ainsi d’améliorer la résistance à la corrosion de ces alliages.

Toutefois, des phénomènes de fissuration ou de faïençage – suite à des sollicitations thermiques – peuvent survenir et réduire considérablement leur tenue à la corrosion dans des environnements sévères. La compréhension de ces phénomènes de dégradation des films anodiques et l’identification et la prise en compte des paramètres influents, permettront d’améliorer le comportement thermique des composants anodisés.