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Simulation numérique du phénomène de faïençage de films anodiques

Type de contrat

Offre de stage

Temps de travail

Temps plein

Diplôme

Master

Expérience

Entre 0 et 2 ans

Fonction

Stagiaire

Les alliages d’aluminium de la série 2000 sont très couramment utilisés dans le secteur aéronautique du fait de leurs très bonnes propriétés mécaniques spécifiques.

En plus des sollicitations mécaniques liées à leur utilisation, les structures aéronautiques sont également soumises à des environnements qui peuvent altérer leur intégrité. Des traitements de surface d’anodisation permettent de faire croître un film protecteur de faible épaisseur et ainsi d’améliorer la résistance à la corrosion de ces alliages.

Toutefois, des phénomènes de fissuration ou de faïençage – suite à des sollicitations thermiques – peuvent survenir et réduire considérablement leur tenue à la corrosion dans des environnements sévères. La compréhension de ces phénomènes de dégradation des films anodiques et l’identification et la prise en compte des paramètres influents, permettront d’améliorer le comportement thermique des composants anodisés.

Evaluation psychoacoustique du bruit de drone

Type de contrat

Offre de stage

Temps de travail

Temps plein

Diplôme

Master

Expérience

Entre 0 et 2 ans

Fonction

Stagiaire

Ce stage propose d’évaluer la perception sonore associée aux drones multi-coptères pour permettre le développement de stratégies de réduction de bruit et d’actions de sensibilisation efficaces.

Henry DE PLINVAL, portrait du nouveau directeur de la recherche et des ressources pédagogiques de l’ISAE-SUPAERO

Pouvez-vous nous parler de votre parcours ?

J’ai commencé à travailler dans l’industrie, chez Safran, sur des centrales inertielles : une expérience riche du point de vue des sujets techniques, de l’organisation industrielle, de la présence et des exigences du client.

Cependant, le virus de la recherche me travaillait déjà… et j’ai souhaité rejoindre l’ONERA à Toulouse pour y répondre, en 2008. J’ai alors travaillé en automatique, sur différentes applications (aéronautique, spatial, naval – civil et de défense), passé ma thèse sur le pilotage des drones basé vision. Plus tard, en 2015, on m’a proposé de devenir directeur du programme drones, en charge de ce sujet passionnant – sur lequel l’ISAE-SUPAERO mène d’ailleurs beaucoup de travaux remarquables.

En 2021, j’ai souhaité prendre des responsabilités hiérarchiques et je suis devenu directeur adjoint du département de physique de l’ONERA : une ouverture sur des sujets d’une richesse et d’une technicité absolument remarquables. Ensuite, j’ai pris la direction du département des souffleries basses vitesses, une mission très complémentaire car beaucoup plus industrielle.

Henry DE PLINVAL

Me voici désormais à l’ISAE-SUPAERO, où je retrouve beaucoup de convergences avec ces diverses tranches de vie que je viens d’évoquer ! C’est pour moi une grande joie de retrouver ces échos de sujets croisés auparavant, de rencontrer à la fois passion et excellence, et de découvrir et apprendre sur des dimensions que je connais moins.

Henry DE PLINVAL Directeur de le recherche et des ressources pédagogiques

Quelles vont être vos missions au sein de l’ISAE-SUPAERO ?

Je suis en charge de la direction de la recherche et des ressources pédagogiques. C’est une mission passionnante qui recouvre des dimensions diverses. La première chose qui me frappe, c’est la qualité des personnes qui composent cette direction : qualité humaine ; qualité de la recherche qui y est menée – avec des moyens souvent remarquables ; qualité des enseignements.

Ma première mission sera de continuer à développer ces qualités, mais aussi de les faire connaitre à l’extérieur et en interne. Il nous faudra pour cela poursuivre dans la voie de l’excellence en recherche et au service des missions de formation, avec les moyens considérables qui y sont affectés.

Quels sont les sujets qui vous paraissent prioritaires dans votre mission ?

Parmi nombre de sujets importants, certains sont particulièrement structurants pour notre activité. Le laboratoire commun que nous construisons avec l’ENAC est bien sûr une décision essentielle qu’il faut désormais faire fonctionner avec les synergies et la visibilité accrue qu’il nous apportera.
Une autre décision essentielle est celle qui nous conduit dans la dynamique de l’université de Toulouse, qui, là aussi, doit voir notre reconnaissance internationale s’accroître encore davantage.

À côté de ces mouvements forts, il y a la consolidation de nos équipes, qui ont très fortement crû ces dix dernières années, la nécessité d’affermir l’équilibre entre enseignement, recherche plus amont, partenariats, contrats industriels, financements européens…

Tout ceci pour continuer de se tenir au meilleur niveau de l’enseignement et de la recherche dans les domaines aéronautiques et spatiaux qui sont les nôtres !

L’ISAE-SUPAERO se dote d’un nouvel équipement innovant en fabrication additive

L’Inauguration de ce nouvel équipement de recherche s’est tenue mardi 23 septembre sur le campus de l’ISAE-SUPAERO en présence des partenaires financiers et de recherche.

Une technologie au service de l’industrie aéronautique durable

La technologie WAAM permet de fabriquer des pièces semi-finies de grandes dimensions en utilisant uniquement la matière nécessaire. Elle contribue ainsi à réduire les déchets, à limiter l’usage des métaux rares et à améliorer l’efficacité énergétique des procédés de fabrication.

Grâce à ses performances (plus de 2 kg de dépôt de matière par heure), elle représente une alternative prometteuse aux procédés traditionnels d’usinage, notamment pour des pièces comme les mats de réacteurs ou les longerons d’avions.

Recherche, formation et partenariats industriels

Cet équipement sera utilisé par nos enseignants-chercheurs, doctorants et étudiants ingénieurs pour explorer de nouvelles approches en conception, en fabrication multi-matériaux et en réparation de pièces aéronautiques à haute valeur ajoutée.

Il ouvre également la voie à de nouvelles collaborations industrielles : un projet est déjà en cours avec Segula Technologies, tandis que des discussions sont engagées avec Airbus et Safran.

Un investissement collectif pour l’avenir

L’acquisition de cette machine, d’un montant de 700 000 €, a été financée dans le cadre d’un Contrat de Plan État-Région (CPER), avec le soutien du ministère des Armées, de la Région Occitanie et de Toulouse Métropole. L’ISAE-SUPAERO a également contribué en finançant les infrastructures et l’installation de l’équipement.

Un pas de plus vers l’innovation responsable

Avec la WAAM, l’ISAE-SUPAERO et l’ICA renforcent leur rôle d’acteurs clés dans le développement de technologies innovantes, durables et compétitives, en phase avec les grands enjeux de transition écologique et numérique du secteur aérospatial.

Inauguration de la machine WAAM - ISAE-SUPAERO / ICA

Congrès Interdisciplinaire sur les Mondes Extrêmes – CIME

📅 Le 𝟏𝟕 𝐨𝐜𝐭𝐨𝐛𝐫𝐞 𝟐𝟎𝟐𝟓 à l’ISAE-SUPAERO, le congrès CIME réunira chercheurs, professionnels, enseignants et acteurs de terrain autour d’une même passion : 𝐥’𝐞𝐱𝐩𝐥𝐨𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐞𝐧𝐯𝐢𝐫𝐨𝐧𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐞𝐱𝐭𝐫𝐞̂𝐦𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐧𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐩𝐥𝐚𝐧𝐞̀𝐭𝐞… 𝐞𝐭 𝐚𝐮-𝐝𝐞𝐥𝐚̀.

Au programme de cette journée exceptionnelle, six conférences inspirantes données par des personnalités engagées sur le terrain, dans les milieux polaires, sous-marins, désertiques ou spatiaux :

🔹Christian Clot : explorateur, cofondateur et directeur général de l’Human Adpatation Institute
🔹Stephen Alamo : médecin spécialiste en médecine spatiale, ESA
🔹Gaëlle Giesen, Ph.D. : docteure en astrophysique, ingénieure en systèmes spatiaux, plongeuse et parachutiste
🔹Alban Michon : explorateur, guide et plongeur polaire, fondateur de Biodusséus et de l’École des Explorateurs
🔹Jessica Studer : médecin, chercheuse pour le MEDES (CNES) et l’ESA à la station Concordia (Antarctique)
🔹Geraldine Parodi : plongeuse en scaphandre

Ces intervenants partageront leurs expériences, exposeront les enjeux humains, techniques et organisationnels propres à leurs contextes respectifs, et présenteront des pistes de recherche et d’innovation pour nourrir les réflexions et inspirer de nouveaux projets.

Le congrès CIME a pour ambition de :

> Poser les bases d’un réseau national réunissant chercheurs, ingénieurs, opérateurs, médecins et autres professionnels des mondes extrêmes,
> Croiser les expertises scientifiques et opérationnelles,
> Favoriser les collaborations entre laboratoires, institutions et acteurs de terrain.

Comité d’organisation : Vsevolod Peysakhovich – Enseignant-Chercheur en facteurs humains à l’ISAE-SUPAERO, Safouane HAMDI – Médecin endocrinologue spécialisé en reproduction, maître de conférences au CHU de Toulouse, Maëlis Lefebvre – Chercheuse postdoctorante en facteurs humains à l’ISAE-SUPAERO.

Une conférence en partenariat avec UNIVERSEH European UniversityMEDES – Institute for Space Medicine and PhysiologyCNES (SpaceShip).

Workshop Franco-Coréen : « L’hydrogène cryogénique pour l’aviation »

  • du 13 au 14 octobre 2025
  • en salle des thèses de l’ISAE-SUPAERO

« L’hydrogène constitue une technologie de rupture pour la décarbonation de l’aérien. Étant donné son fort pouvoir énergétique et sa capacité à propulser les avions sans émettre de carbone, il représente une voie privilégiée que l’ISAE-SUPAERO a investie depuis plusieurs années.

Compte tenu de l’avance technologique de la Corée du Sud dans ce domaine, l’organisation d’un Workshop franco-coréen sur l’hydrogène pour l’aéronautique représente une chance pour partager les bonnes pratiques et les dernières recherches dans l’usage de l’hydrogène à bord, et particulièrement de l’hydrogène cryogénique. »

Plutôt qu’un forum de discussion sur l’avenir du transport aérien, ce workshop scientifique entend aborder les verrous technologiques liés à la propulsion hydrogène, en donnant la parole à ceux qui pratiquent plutôt qu’à ceux qui émettent des hypothèses ou des avis définitifs sans preuve expérimentale.

C’est pourquoi les orateurs coréens, issus des meilleurs centres industriels et de recherche, mais aussi les orateurs français issus du monde académique et industriel se retrouveront pour partager leurs découvertes.

Pour l’ISAE-SUPAERO, engagé dans une volonté affichée de former nos futurs ingénieurs aux techniques respectueuses de l’environnement, un tel workshop constitue un tremplin pour renforcer nos échanges scientifiques avec la Corée et fédérer l’écosystème français engagé autour de la décarbonation de l’aviation. 

L’ISAE-SUPAERO accueille la première édition en présentiel du workshop inter-agences GNC V&V

Organisé sous l’impulsion de l’ESA, du CNES, de la NASA, du DLR, de l’ASI, de l’ISAE-SUPAERO et de l’ONERA, le workshop a permis d’ouvrir un espace d’échange approfondi autour d’un enjeu central pour les missions spatiales actuelles : la validation et la vérification des systèmes de guidage, navigation et contrôle (GNC), garants de la fiabilité et de la précision des opérations spatiales.

GNC : un pilier technologique des missions spatiales

Les systèmes GNC sont au cœur de toute mission spatiale. Ils permettent à un véhicule de planifier et de suivre sa trajectoire (Guidage), de déterminer sa position et sa vitesse dans l’espace (Navigation) et de stabiliser et de corriger son orientation si nécessaire (Contrôle).

Maîtriser ces fonctions est essentiel pour le succès des missions, qu’elles soient habitées ou automatisées, en orbite basse comme en exploration lointaine.

Débat ouvert
Session de posters
Équipe de coordination ISAE-SUPAERO

Des interventions clés et des perspectives d’innovation

Parmi les moments forts de ces deux journées figurent deux conférences majeures. Celle de Jean-François Goester (CNES) sur les stratégies de rendez-vous orbital et de Stefan Winkler (Airbus Defence & Space) sur l’état d’esprit d’ingénierie nécessaire pour relever les défis opérationnels.

Le workshop a également mis en lumière une initiative pédagogique ambitieuse : Francesco Sanfedino, enseignant-chercheur à l’ISAE-SUPAERO, a présenté le European Satellite Benchmark for Control Education & Industrial Training, un outil de formation co-développé avec l’ESA pour renforcer les compétences pratiques en contrôle de satellites.

Valentin Preda (ESA), Neil Denney (former NASA), Stefan Winkler (Airbus DS), Bénédicte Girouart (ESA), Massimo Casasco (ESA), Simone Ciabuschi (ASI), Stephan Theil (DLR), Daniel Alazard (ISAE-SUPAERO), Geraldine Constant-Filaire (CNES), Miguel Morere (CNES), Jean-Marc Biannic (ONERA), Jeroen Vandersteen (ESA), Francesco Sanfedino (ISAE-SUPAERO)
Vincent Dubanchet (TAS) – Pitch
Lisa Elsner (ZfT), Marcello Romano (TUM), Sebastian Rimmer (ESA), Paolo Panicucci (POLIMI) – Débat ouvert

L'ISAE-SUPAERO : un positionnement affirmé dans l’écosystème spatial international

En accueillant cet événement de haut niveau, l’ISAE-SUPAERO confirme son rôle d’acteur clé de l’ingénierie spatiale, à l’interface de la formation d’excellence, de la recherche appliquée et de la coopération internationale.

L’institut adresse ses remerciements à l’ensemble des intervenants, participants et partenaires — en particulier le CNES et la Fondation ISAE-SUPAERO — pour leur engagement dans la réussite de cette rencontre.

Valentin LELOUP, ingénieur système de télécommunications quantiques et optiques : le tandem quantique et spatial

Explorer, le maître mot de Valentin

« Guidé après les classes prépa par mon intérêt pour le domaine spatial, j’ai intégré l’ISAE-SUPAERO et ai découvert les cours de physique fondamentale.  J’ai été happé ! » explique Valentin Leloup aujourd’hui ingénieur en Recherche et Développement chez Thales Alenia Space, fabricant européen de satellites destinés aux domaines des télécommunications, de l’observation de la Terre, de l’exploration spatiale et de la navigation par satellites.

Le jeune ingénieur double diplômé et multicompétences témoigne de son riche parcours qui lui permet de travailler dans le domaine de la physique quantique appliquée au spatial.

Un parcours de formation sur mesure

Quand Valentin entre à l’ISAE-SUPAERO en 2018 avec une appétence pour le spatial, les cours de physique fondamentale l’intéressent énormément et le conduisent à s’orienter vers des options en physique du laser. Durant la période Covid, il s’attaque à la lecture de l’ouvrage de référence « Mécanique quantique » de Claude Cohen-Tannoudji.

« Passionnant » confie-t-il !

 Fort de cet enthousiasme, il s’inscrit en complément de son cursus de 3e année à l’ISAE-SUPAERO au Master 1 « Physique fondamentale et applications » dispensé par Sciences Sorbonne Université qu’il suit à distance. Sur cette bonne lancée, il obtient l’année suivante un aménagement de sa dernière année à l’ISAE-SUPAERO dans le domaine de la conception et opération des systèmes spatiaux afin de poursuivre à mi-temps un Master 2 en physique à l’Université de Toulouse.

« J’ai ensuite obtenu un stage de fin d’études dans le domaine des télécommunications par satellite chez Thales Alenia Space. Mon profil a donné satisfaction à mes employeurs et j’ai été séduit par ce stage qui associait le quantique au spatial » se souvient Valentin Leloup.

Physique et spatial au cœur de l’activité

Ce stage a été une excellente rampe de lancement qui lui permet d’être embauché chez Thales Alenia Space comme ingénieur système pour les télécommunications quantiques et optiques.

« C‘est rare et précieux de pouvoir relier dans mon activité professionnelle mes deux domaines de prédilection » précise Valentin Leloup.

Dans le secteur spatial, notamment dans les activités relatives à l’observation de la Terre, à la navigation par satellite ou encore la sécurité des systèmes de télécommunications, la physique quantique promet de nombreux développements.

« Je travaille sur des projets de Recherche & Développement (R&D) au sein du domaine Télécommunications de Thales Alenia Space afin de concevoir de nouvelles technologies pour des applications industrielles sur le marché du spatial » poursuit-il. « En parallèle de la distribution quantique de clés de chiffrement par voie spatiale, nous travaillons sur le modèle des expériences de photons intriqués du physicien Alain Aspect nobélisé en 2022.  C’est à partir de recherches en laboratoire, que l’ingénieur recherche en physique que je suis, est à l’œuvre pour distribuer de l’intrication quantique à grande échelle via l’utilisation de satellites et pour développer ce qu’on appelle l’internet quantique » explique Valentin Leloup.

À cette activité de recherche s’ajoute la partie ingénierie qui lui permet de suivre la réalisation de maquettes des équipements (source de photons unique, détecteurs de photons uniques, etc.) comprenant les étapes de design, les phases de manipulation et de tests afin de disposer de toutes les métriques et performances. « Ma formation d’ingénieur spatial m’est très utile pour avoir une bonne approche du système global ainsi que pour maîtriser des différents sous-systèmes qui participent à la conception de cette nouvelle technologie » développe Valentin Leloup.

Les projets de R&D sont réalisés en collaboration avec les agences spatiales française et européenne, des laboratoires de recherche ainsi que des startups. Le travail en équipe pluridisciplinaire, le croisement de différents domaines d’expertise et de compétences en composants photoniques spatiaux, architecture réseau, systèmes orbitaux, télécommunications spatiales sont au cœur des innovations industrielles. Pour Valentin Leloup toutes les composantes d’une activité professionnelle stimulante sont réunies.

« Compte tenu mon expérience, si j’avais un conseil à donner aux étudiants, ce serait de s’ouvrir et d’explorer plusieurs domaines et ne pas se focaliser sur une idée de départ. En un mot, il faut être acteur de son avenir. » conclut Valentin Leloup.

Chaire CASTOR : L’ISAE-SUPAERO et Liebherr-Aerospace Toulouse célèbrent les 1 an de leur partenariat

Chaire CASTOR : bilan

Un partenariat au service de l’innovation aéronautique

La chaire CASTOR — pour “Chaire pour l’aérodynamique des turbomachines radiales” — s’inscrit dans la continuité d’une collaboration de longue date entre ISAE-SUPAERO et Liebherr-Aerospace Toulouse, avec le soutien de l’Agence Nationale de la Recherche (ANR). Ce partenariat public-privé, prévu sur 4 ans, a pour objectif de faire progresser les méthodes de conception des compresseurs et turbines utilisés dans les systèmes aéronautiques.

Ces recherches s’inscrivent pleinement dans la dynamique de l’avion décarboné, en cherchant à concevoir des composants plus efficaces, plus flexibles, tout en maintenant un haut niveau de performance.

Une équipe mobilisée et des résultats déjà prometteurs

En un an, la chaire a su mettre en place une structure solide et engagée. Elle mobilise aujourd’hui :

  • 3 doctorants,
  • 1 post-doctorant,
  • 5 élèves ingénieurs stagiaires,
  • ainsi qu’une vingtaine d’experts de l’ISAE-SUPAERO et de Liebherr (chercheurs, ingénieurs, techniciens).

Cette première année a permis :

  • de constituer l’équipe de recherche,
  • de mettre en place une organisation collaborative avec des réunions de suivi régulières,
  • et de moderniser les bancs d’essais, désormais pleinement opérationnels.

Des axes de recherche variés et innovants

Les premiers travaux menés ont déjà donné lieu à des avancées sur plusieurs fronts :

  • Adaptation de méthodes de calcul avancées aux spécificités des turbomachines radiales,
  • Étude de la stabilité des compresseurs à l’approche de phénomènes critiques comme le pompage,
  • Analyses expérimentales et numériques de compresseurs avec flasques,
  • Exploration de géométries variables pour améliorer l’adaptabilité des compresseurs,
  • Conception de turbines non conventionnelles, offrant de nouvelles perspectives pour les futures architectures.

Un avenir prometteur

Ce premier anniversaire marque une étape importante pour la chaire CASTOR, qui s’affirme comme un levier stratégique pour faire avancer la recherche en aéronautique. Les équipes poursuivent leurs travaux avec enthousiasme, dans une dynamique d’innovation au service de l’efficacité énergétique et de la transition écologique du transport aérien.

Capter l’activité sismique d’un astéroïde : notre rendez-vous sur Apophis

Notre rendez-vous sur Apophis

L’exploration d’astéroïdes est toujours d’actualité à l’ISAE-SUPAERO. Les chercheurs experts des sciences de l’Univers, fortement impliqués dans les missions internationales de défense planétaire comme DART de la NASA et HERA de l’Agence Spatiale Européenne (ESA), ont un défi à relever sur Apophis : la conception d’un sismomètre qui sera embarqué dans un CubeSat. Une équipe de scientifiques et des ingénieurs est au travail, horizon 2029.

« Le tout premier sismomètre sur un astéroïde »

Le 13 avril 2029, l’astéroïde Apophis long de 375 mètres frôlera la Terre sans danger. Dans cette perspective, l’Agence Spatiale Européenne – ESA – prépare la mission Ramses (Rapid Apophis Mission for Space Safety) qui devrait être lancée en 2028 si elle reçoit un soutien suffisant. Ramses observera Apophis durant son survol grâce à une sonde principale et deux CubeSats. L’objectif est d’étudier l’astéroïde : sa forme, sa surface, sa rotation, son orbite et sa réaction aux forces de marée induites par la Terre. Ces données aideront à mieux comprendre le comportement des astéroïdes et développer des stratégies de déviation en cas de menace future.

L’un des CubeSats de la mission Ramses analysera la structure interne avec un radar et la poussière autour d’Apophis, tandis que l’autre CubeSat mesurera notamment son activité sismique avec l’instrument SIA (Seismic Instrument for Asteroids).  Ce dernier est développé à l’ISAE-SUPAERO par l’équipe de recherche Systèmes Spatiaux pour la Planétologie et ses Applications (SSPA) en collaboration avec le CNES, et avec le soutien scientifique de l’Institut du Globe de Paris (IPGP). 

Depuis le début de l’exploration planétaire, les sismomètres ont toujours été des instruments clés pour sonder l’intérieur des corps planétaires. Ils ont été déployés sur la surface de la Lune, de Mars et de Vénus, mais jamais encore sur un astéroïde. « L’instrument SIA sera donc le tout premier sismomètre à fonctionner sur un astéroïde. Nous attendons que l’attraction gravitationnelle de la Terre lors de la rencontre rapprochée avec Apophis engendre des séismes dans l’astéroïde que nous pourrons enregistrer » explique avec enthousiasme Naomi Murdoch, responsable scientifique de cet instrument scientifique.

De son côté, l’ingénieure électronique Pauline Carpi précise « SIA qui a environ la taille d’une brique de lait embarquera nos capteurs capables et l’électronique pour piloter l’instrument et acquérir les données ».

« Ce sismomètre est l’aboutissement de plus d’une décennie de recherche et développement à l’ISAE-SUPAERO, intégrant les avancées de projets tels que les études Apophis 2029 du CNES, les CubeSats COPINS de l’ESA et le projet NEO-MAPP Horizon 2020 de la Commission Européenne » commente Raphaël Garcia chercheur en géophysique planétaire, chef de projet de SIA.

De son côté, Tomohiro Ishizuka, chercheur en astrodynamique et contrôle robuste au département de recherche Conception et Conduite des véhicules Aéronautiques et Spatiaux de l’ISAE-SUPAERO collabore à la mission Ramses sur la partie délicate de l’atterrissage du CubeSat déployé à partir du vaisseau spatial principal.  « Nous travaillons à garantir que le CubeSat atterrisse sain et sauf dans une zone bien éclairée pendant les heures où Apophis passera au plus près de la Terre » nous explique-t-il.

Nous serons au rendez-vous !