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Ingénieur d’essais/recherche en dynamique des structures

Référence

N/A

Type de contrat

CDD

Temps de travail

Temps plein

Diplôme

Diplôme d'ingénieur

Date limite de candidature

31/12/2026

L’ingénieur contribuera à l’ensemble des lots de travaux du projet CRÉSAT, avec un rôle central dans les développements expérimentaux. Ses activités seront menées en étroite collaboration avec celles d’un chercheur postdoctoral recruté au sein du projet à l’École de l’Air et de l’Espace (EAE).

Ses missions porteront principalement sur le pré-dimensionnement et le développement de plusieurs prototypes de structures déployables, avec un niveau de fidélité croissant, allant de structures de type poutre à des architectures de type treillis. Une attention particulière sera portée à la reproduction des conditions d’utilisation, notamment en environnement de microgravité et sous sollicitations de type choc. Les identifications dynamiques des différents systèmes permettront d’alimenter les modèles numériques du projet.

Le projet repose sur une approche innovante combinant contrôle hybride et représentation ondulatoire du comportement des structures. Fondée sur les phénomènes de propagation, de réflexion et d’absorption des ondes, cette approche introduit notamment le concept de terminaison anéchoïque, visant à limiter les réflexions parasites et à confiner l’énergie vibratoire. Le dispositif de contrôle hybride aura ainsi pour objectif la mise en œuvre expérimentale de ce type de terminaison.

Dans ce cadre, l’ingénieur jouera un rôle clé dans la validation expérimentale et le développement de la stratégie de contrôle, d’abord passive puis hybride. Il/elle interviendra en particulier dans la conception des lois de commande et leur implémentation en temps réel à l’aide de systèmes d’acquisition (type dSPACE).

Enfin, une attention particulière sera portée à l’identification et à la prise en compte d’éventuels phénomènes non linéaires, notamment ceux induits par les jonctions entre les différents éléments de la structure.

Les soutenances de thèses de nos doctorants

Date de soutenance NomPrénom  École doctoraleSpécialité Directeur Titre 
28/05/2026TYACKTitouanMITTMathématiques et applicationsD. VivetNavigation autonome par Imagerie Radar Cohérente
07/07/2026COHENNoémieMITTInformatique et
télécommunications
C. PagettiVérification formelle des systèmes à haute dimension fondés sur
l’apprentissage machine (ML)
30/06/2026DUSSOLLIET-BERTHODPierreGEETSIngénierie des plasmasJ. SokoloffÉtude expérimentale de l’allumage par retournement temporel micro-onde
pour des applications aéronautiques
26/06/2026LUTZFlorentMEGEPEnergétique et transfertsM. BudingerOptimisation d’un problème de conception d’avion pour des configurations
hybride-électriques sous contraintes de fabrication et de certification
23/06/2026BONNEVALThéoMEGEPGénie mécanique, mécanique des
matériaux
G. MichonConception de filtres vibratoires absolus par le design de guides d’ondes
lattices périodiques.
10/06/2026CHIGOTEstelleMITTInformatique et
Télécommunications
T. OberlinGénération de données synthétiques pour l’intelligence artificielle
27/05/2026D’AYEREloïseMEGEPDynamique des fluidesF. ChedevergneAmélioration des modèles de couche limite sur paroi rugueuse à l’aide de
simulations numériques d’ordre élevé utilisant la technique de conditions
aux limites immergées
21/05/2026BERTOJOPierreMEGEPDynamique des fluidesN. BinderSimulation des transitoires violents et écoulements pulsés dans les turbines
24/04/2026ROBINColasSDU2EAstrophysique, Sciences de
l’Espace, Planétologie
N. MurdochInvestigation des propriétés globales des matériaux granulaires dans le
contexte de l’instrument WheelCams à bord du rover MMX
01/04/2026BARTHEricMEGEPGénie mécanique, mécanique des
matériaux
A. HorAlliage à forte entropie réfractaire TiTaVNb obtenue par Fabrication additive
LP-DED : élaboration et caractérisation métallurgique et mécanique
30/03/2026PRAVONGVivienSYSRobotique et automatiqueJ.P. CondominesEstimation d’état sur groupes de Lie pour les systèmes robotiques sous
incertitudes
25/03/2026KAMBIRIYriMEGEPEnergétique et transfertsX. CarbonneauUne approche pragmatique dans la définition de scénarios énergétiques
visant à décarboner le transport aérien
24/03/2026CREAChiaraMEGEPDynamique des fluidesG. DufourÉtude des effets de la distorsion sur la stabilité des compresseurs haute
pression multi-étages par modélisation Body
17/03/2026BRIANDGildasGEETSElectromagnétisme et Systèmes
Haute Fréquence
A. BarkaMétasurface 2D pour lanceur d’onde de mer en bande HF
19/02/2026TORRES BORDASantiagoMITTInformatique et
télécommunications
A. MifdaouiMéthodologie pour le déploiement de Credit-Based Shaper dans les réseaux
sensibles au temps : conception, analyse et optimisation
19/02/2026FRIESSThibaudGEETSPhotonique et systèmes
optoélectroniques
V. GoiffonÉtude du comportement aux irradiations de détecteurs infra-rouges faible
gap
13/02/2026BOUCHERITLaury-AnnMEGEPEnergétique et transfertsPh. VilledieuModélisation numérique et analyse de criticité en conditions givrantes pour
des sondes aéronautiques réchauffées.
13/02/2026DE PEINDRAY
D’AMBELLE
LilouMEGEPGénie mécanique, mécanique des
matériaux
C. MabruInstrumentation du procédé DED laser-poudre pour la détection de défauts
et l’évaluation de la qualité des pièces
06/02/2026BERNABEU FRIASJoan MiguelMITTInformatique et
télécommunications
E. ChaumetteUtilisation des mesures de phase pour positionnement précis dans un essaim
de satellites
29/01/2026OLIVONFrédéricMEGEPDynamique des fluidesE. PiotAéroacoustique des tuyères à col thermique dans les statomixtes
28/01/2026HOYOS RESTREPOManuelaSDU2EOcéan, Atmosphère, ClimaTR. CeolatoDéveloppement d’un lidar à haute résolution spectrale pour la
caractérisation d’aérosols à courte distance
19/01/2026BEKKALINadiaMITTInformatique et
télécommunications
S. BidonConception de formes d’onde basée sur l’information mutuelle pour des
systèmes OFDM à double fonction radar-communication
19/01/2026PARELLORomainMEGEPGénie mécanique, mécanique des
matériaux
Y. GourinatDéveloppement d’une nouvelle méthode de conception avion adaptée à
l’aile volante à hydrogène
14/01/2026GORSCHKAYoanMEGEPDynamique des fluidesG. PuigtApproche volume fini centrée au noeud : reformulation du schéma V4
original pour l’adaptation de maillage.
09/01/2026RAHARIMANANATiffanyMEGEPEnergétique et transfertsF. SimonConception de panneaux d’habillage légers type aéronef à fort indice d’affaiblissement acoustique

Modélisation de la performance dynamique d’un système de protection céramique-colle-composite : analyse de la fonctionnalité de la couche de colle

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N/A

Type de contrat

Offre de thèse

Temps de travail

Temps plein

Rémunération

2200€ / mois

Diplôme

Diplôme d'ingénieur

Expérience

Entre 0 et 2 ans

Fonction

Doctorant

Date limite de candidature

01/06/2026

Cette proposition de thèse s’inscrit dans un projet amont concernant l’amélioration des performances de blindages dits « bi-dureté » constitués d’une couche de céramique (en face avant) et d’une couche de composite (en face arrière dite de backing) schématisés figure 1. La fonction principale de la couche céramique est de ralentir la progression du projectile impactant en dissipant de l’énergie par fragmentation [Rahbek 2017, Shokrieh 2008, Colar 2013, Colar 2015]. La fonction principale de la couche de backing est de retenir les fragments de céramique (critère de non-perforation) et de limiter l’enfoncement de la protection (critère d’enfoncement). Pour assembler ces deux matériaux, une colle est utilisée. Actuellement cette couche de colle n’est pas explicitement fonctionnalisée pour participer aux performances du blindage. Un des objectifs principaux de ce projet est de comprendre et modéliser la fonction de cette couche pour l’amélioration du blindage

S’il est fondamental de comprendre les modes de fragmentation de la face avant sous l’impact ainsi que les modes de rupture du backing, il s’avère nécessaire de considérer l’influence de la résistance de la colle sur ces modes de ruptures. C’est en effet la résistance à la rupture de la colle qui permet au système d’avoir une rigidité en flexion suffisante limitant la déflection face arrière, et permettant de prévenir la perforation de la couche de « backing » par des fragments de céramique. La colle a aussi pour rôle le maintien de la couche de « backing ». Il est aussi probable et important d’analyser par un couplage Essais-Calculs afin de comprendre si la couche de colle peut participer à l’amélioration de la fragmentation de la couche de céramique. Un autre objectif de ce projet est donc de capitaliser les développements des modèles de comportement développés lors du précédent projet AID « tri-couches » [Essongue 2022] et de la thèse DGA/ISL de Tristan Camalet [Camalet 2020, Duplan 2020, Francart 2017] mais aussi des développent réalisés dans les laboratoires partenaires concernant le comportement des interfaces collées [Lopez-Puente 2005, Lélias 2018, Jaillon 2019a 2019b, Planas 2024],

De plus, dans le développement de ces protections, la recherche de nouveaux matériaux et d’assemblages optimisés pour satisfaire au mieux les critères de protection (Absorption d’énergie, non perforation du backing, poinçonnement du backing, réutilisation, protection multi-impacts, recyclabilité et environnement) est nécessaire. Dans ce cadre, deux partenaires identifiés (actuellement partenaire de l’ISAE-SUPAERO) Arkema pour les colles et St Gobain pour les matériaux de protection (en face avant et pour le backing) souhaitent participer au projet par la fourniture de matériaux colles (Arkema) ou de matériaux nouveaux (Saint Gobain). Ce dernier point constitue un objectif d’ouverture du projet concernant l’étude de nouveaux matériaux en face avant et de backing.

Les travaux de thèse s’inscrivent donc à la suite de ces activités de recherche dans le domaine (travaux réalisés à l’ISAE-SUPAERO/ICA en collaboration avec ICUBE et l’ISL depuis 2017 (Thèse CAMALET / Post Doc ESSONGUE) et s’intéresse plus particulièrement à l’influence de la rupture ou des propriétés de tenue de la colle sur la modification de fragmentation de la céramique et la déflection/endommagement du backing. Les travaux de thèse s’inscrivent aussi dans une thématique concernant la modélisation à grande vitesse du comportement des matériaux et des structures composites assemblés collés (et/ou boulonnés).

Utilisation d’algorithmes d’IA et de modélisations discrètes pour améliorer le contrôle des manœuvres d’une aile de parachute souple

Référence

N/A

Type de contrat

Offre de thèse

Temps de travail

Temps plein

Rémunération

~2000€ / MOIS

Diplôme

Diplôme d'ingénieur

Expérience

Entre 0 et 2 ans

Fonction

Doctorant

Contexte : La complexité et le caractère non-linéaire instable et incertain de la réponse de voilures de parachutes souples de grandes dimensions, en interaction avec un fluide environnant sous l’effet d’actions de manœuvre, sont des verrous pour les modèles et algorithmes déterministes de contrôle de la mécanique du vol. Les méthodes classiques de simulation par éléments finis faiblement ou fortement couplées, coûteuses et instables, ne peuvent pas être utilisées pour en améliorer la construction.

Projet : Pour répondre à ce défi de modélisation et de simulation, un code de recherche en calculs des structures basé sur une méthode discrète [1], est en développement dans l’équipe. Ce code est frugal en temps de calcul et permet d’évaluer l’influence d’effets locaux de la déformation des tissus sur les efforts de manœuvre. L’objet de la thèse est d’améliorer l’outil existant afin de permettre le dialogue avec des algorithmes d’intelligence artificielle (IA) [2,3] pour l’analyse de la stabilité et de la pilotabilité de la voile. La thèse vise à répondre à l’ambition de faire communiquer et interagir des sciences de la mécanique des structures avec celles du contrôle et celles des algorithmes mathématiques d’IA.

Fissuration dynamique dans les structures de grandes dimensions par la XFEM ductile cohésive 3D

Référence

N/A

Type de contrat

Offre de thèse

Temps de travail

Temps plein

Rémunération

~2000€ / AN

Diplôme

Master

Expérience

Entre 0 et 2 ans

Fonction

Doctorant

Date limite de candidature

15/05/2026

Le projet global dans lequel s’inscrit cette thèse vise à reproduire numériquement la réponse jusqu’à la rupture de structures métalliques (navales, aéronautiques, etc) de grandes dimensions face à des surcharges accidentelles (collision, choc, etc) mettant en jeu des grandes déformations et vitesses de déformation.

L’objectif est de reproduire dans une méthodologie unifiée, basée sur la méthode des éléments finis, les étapes successives (endommagement ductile/localisation de la déformation/propagation de la fissure) menant à la ruine ultime de la structure lorsque celle-ci est soumise à des chargements sévères et en particulier de type impact/choc.

Simulation numérique du phénomène de faïençage de films anodiques

Type de contrat

Offre de stage

Temps de travail

Temps plein

Diplôme

Master

Expérience

Entre 0 et 2 ans

Fonction

Stagiaire

Les alliages d’aluminium de la série 2000 sont très couramment utilisés dans le secteur aéronautique du fait de leurs très bonnes propriétés mécaniques spécifiques.

En plus des sollicitations mécaniques liées à leur utilisation, les structures aéronautiques sont également soumises à des environnements qui peuvent altérer leur intégrité. Des traitements de surface d’anodisation permettent de faire croître un film protecteur de faible épaisseur et ainsi d’améliorer la résistance à la corrosion de ces alliages.

Toutefois, des phénomènes de fissuration ou de faïençage – suite à des sollicitations thermiques – peuvent survenir et réduire considérablement leur tenue à la corrosion dans des environnements sévères. La compréhension de ces phénomènes de dégradation des films anodiques et l’identification et la prise en compte des paramètres influents, permettront d’améliorer le comportement thermique des composants anodisés.

De la modélisation à la décarbonation : la MDO comme moteur de transformation lors du 4e workshop européen

Du 3 au 5 juin, l’ISAE-SUPAERO a ouvert ses portes au 4ᵉ European Workshop on MDO for Industrial Applications in Aeronautics. Pendant trois jours, chercheurs, ingénieurs et industriels se sont réunis pour échanger autour des avancées dans un domaine devenu essentiel à la conception aéronautique.

Un workshop international au cœur des avancées en MDO

L’événement, organisé en collaboration avec l’ONERA, le DLR, l’IRT Saint Exupéry et la NASA, a rassemblé près de 150 participants, facilitant un dialogue fructueux entre recherche académique et besoins industriels.

Un programme riche et varié, piloté par Joseph Morlier, professeur en optimisation de conception multidisciplinaire à l’ISAE-SUPAERO, Nathalie Bartoli, directrice de recherche à l’ONERA et professeure associée à l’ISAE-SUPAERO, et Christian Gogu, professeur en optimisation et fiabilité des structures à l’ISAE-SUPAERO.

Au rang des sujets phares, la modélisation multi-fidélité a été largement discutée, illustrant la manière de combiner modèles rapides et modèles haute-fidélité pour optimiser efficacement sans sacrifier la précision. Les approches intégrant l’intelligence artificielle ont également retenu l’attention, notamment par l’utilisation de techniques d’apprentissage automatique pour accélérer les simulations et guider les processus d’optimisation. Tandis que la dimension environnementale a occupé une place centrale, avec des présentations dédiées pour réduire l’empreinte carbone des avions.

« Alors qu’il était difficile de faire avancer l’industrie il y a quelques années, principalement en raison des cloisonnements disciplinaires, la MDO progresse, les bénéfices des recherches académiques sont aujourd’hui intégrés de manière rapide, principalement grâce à l’offre de codes open source (SMT, OpeMDAO, Gemseo, etc.) ainsi que de benchmarks multidisciplinaires (aile CRM de la NASA, moteur à réaction du DLR, etc.) », a souligné Joseph Morlier, mettant en perspective l’évolution récente de l’écosystème MDO.

Des interventions marquantes et des collaborations interdisciplinaires

Parmi les interventions notables, la keynote de Benjamin Philips (NASA Langley Research Center) a suscité un vif intérêt. Intitulée « Transforming MDAO: How We Can Bridge the Gap Between Academic Development and Industry Adoption », sa keynote proposait une réflexion critique sur les outils et pratiques actuels de la MDO dans le cadre du projet Transformative Tools and Technologies (TTT) de la NASA. Benjamin Philips a notamment mis en lumière les tensions persistantes entre avancées méthodologiques académiques et exigences de robustesse industrielle, tout en esquissant des pistes de rapprochement. Des échanges nourris ont clôturé sa présentation.

De son côté, Laura Mainini, professeure en Aerospace Computational Design au Département d’Aéronautique d’Imperial College London, a centré son intervention sur l’intérêt d’exploiter différents niveaux de fidélité dans les processus d’optimisation. Elle a montré comment le recours combiné à des modèles rapides et haute-fidélité permet d’équilibrer précision et coût computationnel, en particulier lorsqu’il s’agit d’intégrer des considérations environnementales dès la phase de conception. Son approche, à l’interface entre modélisation avancée et durabilité, ouvre des perspectives pour une MDO plus agile et adaptée à la complexité croissante des systèmes aérospatiaux.

Les sessions techniques ont permis de faire dialoguer une diversité d’acteurs, issus notamment de l’ONERA, du DLR (Centre aérospatial allemand), de l’IRT Saint Exupéry, de Dassault Aviation, d’Airbus, de Safran, d’Imperial College London, de Rolls-Royce, de l’Université de Sheffield et de Southampton, de Vicomtech ou encore de l’Université de Cagliari. Ces contributions ont abordé des problématiques concrètes, telles que le couplage entre disciplines dans les configurations hybrides-électriques, la gestion de modèles multi-fidélité ou encore l’optimisation orientée vers les performances environnementales.

Une dynamique collaborative en faveur de la durabilité

La dernière journée a été marquée par une session spéciale dédiée au projet européen NEXTAIR, financé dans le cadre d’Horizon Europe. Ce programme vise à développer de nouvelles méthodologies pour l’optimisation des systèmes complexes dans le secteur aéronautique, en intégrant dès la conception des critères environnementaux et de soutenabilité. Cette session a permis de présenter des cas d’application concrets et de valoriser les résultats obtenus sur des scénarios industriels.

Ce workshop a également mis en valeur l’excellence de la recherche française en MDO, et notamment le rôle structurant joué par l’ISAE-SUPAERO, dont les travaux en optimisation pour la conception aéronautique s’inscrivent dans une dynamique européenne et collaborative.

« Nous avons tous démontré l’importance des couplages interdisciplinaires au travers de discussions intenses et productives. La prise en compte de ces couplages permettra de changer les mentalités au sein de l’industrie aérospatiale : le problème n’est plus d’optimiser les véhicules aérospatiaux ou leurs trajectoires, mais principalement de permettre à un voyageur de se déplacer d’un point A à un point B en minimisant les impacts sur la planète. », a rappelé Joseph Morlier, « cette tendance a été démontrée lors de sessions de posters très intéressantes présentées par de nombreux doctorants internationaux. »

L’implication des jeunes chercheurs et des doctorants de l’Institut (Shantanu Sapre, Ousmane Sy, Shubham Deshmukh) a en effet largement contribué au bon déroulement de l’événement, tant sur le plan logistique que scientifique. « Ce workshop a nécessité beaucoup de préparation en amont, mais grâce au dévouement de tous les membres de l’équipe d’organisation cela nous a permis de poursuivre sur la lancée des dernières éditions et accroître encore la participation, cette édition étant de loin celle avec le plus grand nombre de participants. » a témoigné Christian Gogu.

Enfin, comme l’a résumé Nathalie Bartoli : « Cet événement était à la fois riche techniquement et humainement, marqué par la qualité des échanges, une atmosphère chaleureuse, et une belle dynamique de collaboration au sein de la communauté MDO européenne. »

Le MDO dans le DMSM

Le Département de recherche Mécanique des Structures et Matériaux (DMSM) oriente ses recherches autour des problématiques d’endommagement de structures composites, de fatigue des matériaux et structures métalliques, de dynamique vibratoire et enfin de méthodes numériques pour la mécanique. Au sein du département, le Multidisciplinary Design Optimization (MDO), ou Optimisation de Conception Multidisciplinaire, est une approche méthodologique qui vise à optimiser la conception de systèmes complexes en prenant en compte simultanément plusieurs disciplines d'ingénierie.

Contrairement aux méthodes traditionnelles où chaque discipline est optimisée de manière séquentielle, le MDO intègre les interactions entre disciplines dès les premières phases de conception, permettant ainsi d'identifier des solutions globalement optimales.

En aéronautique, le MDO intègre dans le cadre de ses recherches plusieurs disciplines telles que l’aérodynamique, la structure ou la propulsion, permet d’optimiser globalement les avions en conciliant performances, sécurité, poids et consommation. Cette approche systémique s’impose aujourd’hui comme une réponse incontournable aux défis techniques et environnementaux du secteur.

Le DMSM à l’Institut Clément Ader (ICA)

En 2019, 90 chercheurs et chercheurs associés organisent et coordonnent leurs activités dans quatre groupes de recherche :

  • MSC  : Matériaux et Structures Composites
  • SUMO  : Surface, Usinage, Matériaux et Outillages
  • MS2M  : Modélisation des Systèmes et Microsystèmes Mécaniques
  • MICS  : Mesure Contrôle Surveillance

Le DMSM est présent dans trois de ces quatre groupes de recherche : MSC, SUMO, et MS2M.

Implication dans les activités du groupe MSC

Quatre professeurs du DMSM effectuent leurs activités de recherche au sein du groupe Matériaux et Structures Composites Groupe MSC : de l’ICA, principalement dans l’axe SIMU, mais également dans certaines thématiques de l’axe MAPP.

Axe 1 – Structures, impact, modélisation, usinage (S.I.M.U.) :

  • Thème 1 : Impact – crash 
  • Thème 2 : Modélisation du comportement 
  • Thème 3 : Usinage

Axe 2 – Matériaux, Propriétés et Procédés (M.A.P.P.) :

  • Thème 1 : Simulation des procédés
  • Thème 2 : Procédés émergents
  • Thème 3 : Outillage
  • Thème 4 : Matériaux et méthodes innovantes pour l’étude multiéchelles des propriétés

Certaines activités liées aux composites, mais également à des thématiques d’autres groupes de recherche du laboratoire, sont également abordées par l’équipe au sein des axes transverses UMM et ASM de l’ICA. L’équipe développe des partenariats avec des acteurs académiques et industriels, parfois autour de projets multi-partenariaux français ou européens structurants (ANR, FUI,…), ou régionaux.

Nos principaux projets

  • Nationaux : ANR (MANSART, VERTEX, VULCOMP1, VULCOMP2, FUI (AXSPAD, PLUME S3L, SAMBA, S3PAC),
  • Européens : ALCAS.

Nos partenaires

Académiques

Implication dans les activités du groupe SUMO

Trois Professeurs du DMSM alimentent et co-animent les activités de recherche de l’Axe 1 du groupe Surface, Usinage, Matériaux et Outillages (Groupe SUMO).

Axe 1 – Fatigue, Modélisation, Endommagement et Usure (F.A.M.E.U.) :

  • Thème 1 : Analyse d’échanges thermiques interfaciaux
  • Thème 2 : Tribologie et usure à chaud et à froid
  • Thème 3 : Modélisation du comportement et la durée de vie sous sollicitations thermomécaniques 

Axe 2 – Propriétés d’Usage et Microstructures des Matériaux Avancés (P.U.M.A.) :

  • Thème 1 : Mécanismes de déformation plasticité et évolution microstructurale en relation avec les propriétés macroscopiques
  • Thème 2 : Endommagement et vieillissement sous sollicitations mécaniques, thermiques et environnementales
  • Axe 3 – Usinage et Mise en forme (Usi.M.e.F) :
  • Thème 1 : Amélioration de la qualité d’usinage
  • Thème 2 : Positionnement d’outil optimisé sur surface gauche, stratégie d’usinage optimisée
  • Thème 3 : Chaine numérique de la conception et la tenue en service des outillages : Virtual Lab®

Les moyens utilisés

  • Expérimentaux : stéréo-corrélation, microscopie (MO, MEB, EDX), machines de fatigue (uniaxiale et multiaxiale), nano-indenteur instrumenté…,
  • Numériques : ABAQUS, LS-DYNA, NASTRAN, Z-set (Zébulon, Zmat).

Nos partenaires

Implication dans les activités du groupe MS2M

Dix Professeurs du DMSM alimentent et co-animent les activités de recherche de l’Axe 1 et de l’Axe 2 du groupe Modélisation des Systèmes et Microsystèmes Mécaniques (Groupe MS2M) :

Axe 1 – Ingénierie des Systèmes et des Microsystèmes (I.S.M.) :

  • Thème ISM1 : Conception optimale multidisciplinaire ou sous incertitudes
  • Thème ISM2 : Microfluidique et microsystèmes mécaniques
  • Thème ISM3 : Systèmes, assemblages mécaniques et actionneurs embarqués

Axe 2 – Intégrité des Structures et des Systèmes (I.S.S.) :

  • Thème ISS1 : Dynamique vibratoire des structures et des systèmes
  • Thème ISS2 : Structures sous sollicitations sévères
  • Thème ISS3 : Développements numériques en calcul des structures 

Nos partenaires

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Département Mécanique des Structures et Matériaux

Notre département de recherche

La synergie entre l’enseignement et la recherche au sein du Département Mécanique des Structures et Matériaux (DMSM) vise à amener les étudiants et les chercheurs associés, dans une démarche d’exigence et de créativité, à construire à la fois un savoir-faire et une grande ouverture d’esprit nécessaires à l’innovation et l’excellence.

Elle s’appuie sur des équipes de professeurs, d’enseignants et ingénieurs chercheurs, d’ingénieurs de techniciens et de personnels administratifs de laboratoire qui ancrent les recherches dans les activités de l’Institut Clément Ader, qui animent et développent des thèmes transverses de l’équipe d’accueil ISAE-Recherche, et permettent de faire émerger des axes renouvelés de recherche appliquée à la pointe des innovations technologiques.

Les activités du Département Mécanique des Structures et Matériaux (DMSM) sont soutenues par des partenariats forts.

Divers projets de recherche ou de recherche et développement permettent aux élèves et auditeurs de l’ISAE-SUPAERO de s’initier à des méthodes et un environnement de travail qui complètent l’approche ingénieur vue en cours. Les projets vont du projet recherche d’élèves aux grands projets ANR (Agence Nationale pour la Recherche) ou FUI (Fond Unique Ministériel), et couvrent les phases de développement allant de l’avant-projet à la réalisation de démonstrateurs.

enseignants-chercheurs
17

enseignants-chercheurs

Ingénieur-chercheur
1

Ingénieur-chercheur

Doctorants
32

Doctorants

Post-doctorants
6

Post-doctorants

articles par an
30

articles par an

Catherine Mabru

En conjuguant recherche appliquée et formation exigeante, nous préparons des ingénieurs capables d’innover. Grâce aux nombreux partenariats que nous développons, ils se confrontent aux défis réels de l’ingénierie, développant ainsi créativité, rigueur et capacité d’adaptation indispensables à leur futur métier.

Catherine Mabru Cheffe du département

Nos activités de recherche

Avec le Laboratoire de Génie Mécanique de l’Université de Toulouse III Paul Sabatier et de l’INSA, et le Centre de Recherche Outillages Matériaux et Procédés de l’École des Mines d’Albi, le DMSM de l’ISAE-SUPAERO est l’un des trois membres fondateurs de l’Institut de Génie Mécanique de Toulouse, devenu l’Institut Clément Ader labellisé Unité Mixte de Recherche du CNRS (UMR CNRS 5312 ICA).

Les recherches menées au DMSM visent l’élaboration de méthodes et outils de conception de structures aérospatiales à l’usage de l’ingénieur. Pour répondre au mieux aux besoins en permanente évolution de l’industrie et de la recherche, elles s’articulent autour de trois thèmes forts qui ancrent les activités recherche au sein de trois Groupes de l’Institut Clément Ader (ICA) et permettent de faire naître des thèmes émergents ouverts aux collaborations et échanges avec l’extérieur de l’ISAE-SUPAERO et l’extérieur de l’ICA. Ces activités permettent aussi d’alimenter deux thèmes transverses au sein de l’ISAE-SUPAERO:

  • Optimisation Multidisciplinaire (MDO),
  • Couplages fluides-structures (FSI).

Les trois thèmes de recherche du DMSM font le pont avec les blocs d’enseignement Modélisation et Dimensionnement du Tronc Commun et avec les cours des trois parcours de la filière Structure et Matériaux de la 3ᵉ année de la formation ingénieur, et avec les formations Masters.

Durabilité et tolérance aux dommages des matériaux composites & métalliques

 

Thématiques de recherche

Les recherches menées visent à mieux comprendre l’endommagement des matériaux composites et métalliques, sous sollicitations d’impact ou de crash, ou en fatigue.

Modélisation et qualification statique & dynamique des structures aérospatiales

 

Thématiques de recherche

Les travaux sont orientés essentiellement vers le développement de modèles, méthodologies et stratégies de modélisation déterministes ou incertaines des structures.

Conception & simulation conditionnées par des exigences multi-physiques

 

Thématiques de recherche

Ce thème s’intéresse au développement de méthodes, de modèles et stratégies de modélisation de structures et matériaux dans le but de vérifier des exigences de performance, de qualification ou de certification.

Nos ressources et moyens

Nos équipes

Le DMSM est constitué de :

  • une Équipe Scientifique composée de personnels permanents (1 chercheur et 17 enseignants-chercheurs dont 11 HDR) encadrant des personnels non permanents (doctorants, postdoctorants, ingénieurs recrutés sur conventions pour une période déterminée) ;
  • un Groupe Technique Laboratoire (GTL) composé de 8 personnes ingénieurs, techniciens et agents d’essai et instrumentation. Ce groupe oeuvre aussi bien sur le site DMSM du Pôle Mécanique qu’à l’Espace Clément Ader au sein de l’UMR 5312 ;
  • un Groupe Technologie Mécanique (GTM) composé également de 8 personnes ingénieurs, techniciens et agents de conception & fabrication, oeuvrant au sein de l’atelier du DMSM au service des missions technologiques de l’ensemble des départements de l’ISAE-SUPAERO. Comme le GTL, il appuie à la fois les travaux pédagogiques (projets d’élèves) que les R&D (conception & réalisation de montages) tout en assurant la coordination des activités prospectives liées à la fabrication ;
  • une cellule de gestion du département comprenant l’assistante de direction du département et l’assistante de gestion du département ;
  • un ingénieur développement méthodes et outils numériques pour la mécanique travaillant au bénéfice des groupes, équipe et cellule précédents.

A ces 37 permanents s’ajoutent en moyenne une quarantaine de doctorants, post-doctorants, ingénieurs sur projet, une vingtaine de stagiaires niveau M2 ou M1, 5 professeurs invités ou associés (TU Delft, Ecole Polytechnique de Montréal) amenant les effectifs du DMSM à environ 100 personnes, réparties sur les sites de l’ISAE-SUPAERO et de l’Institut Clément Ader.

L’équipe scientifique exerce des activités d’enseignement et de recherche.

Les enseignements dispensés prioritairement à l’ISAE-SUPAERO sont décrits dans l’offre de formation du DMSM. 

Les activités de recherche alimentent trois thèmes scientifiques fortement ancrés dans trois des quatre groupes de l’Institut Clément Ader (UMR CNRS 5312, MSC, MS2M, et SUMO), et deux thèmes transverses en partenariat avec les autres départements au sein de l’ISAE-SUPAERO

L’articulation avec l’équipe administrative et technique se fait au travers de l’enseignement et de la recherche. Des cours de fabrication composite par exemple sont proposés en 2ᵉ et 3ᵉ année de la formation ingénieur et dans le cadre des PREX (travaux de pratiques expérimentales).

Ces cours s’appuient sur un double encadrement de l’équipe scientifique et des groupes techniques.

Ils permettent aux futurs ingénieurs de faire le lien entre les enseignements scientifiques et la réalité pratique, et de manipuler très concrètement les structures et les matériaux qu’ils dimensionnent.

Cette dualité est également le cadre offert à tous les élèves de l’ISAE-SUPAERO pour les projets académiques de recherche, d’innovation et de créativité.

L’équipe technique et administrative est organisée autour d’un Groupe Technique Laboratoire (GTL) et d’un Groupe Technologie Mécanique (GTM), supervisées chacune par un Responsable Technique.

Les groupes sont placés sous l’autorité du Chef de Département, au service de l’ISAE-SUPAERO et en particulier des activités de recherche du DMSM.

Groupe Technique Laboratoire

Ce groupe technique est en charge et opère le plateau d’essai et d’analyse des matériaux et structures. Il dispose d’un ensemble de plateformes et de moyens, avec certaines installations expérimentales remarquables.

Les équipements sont répartis entre le campus de l’ISAE SUPAERO et le site de Toulouse Montaudran de l’Institut Clément Ader (ICA UMR CNRS 5312).

Groupe Technique Mécanique

Ce groupe assure une mission de bureau d’études, et de fabrication mécanique et composite.

Ses activités répondent aux besoins technologiques et expérimentaux de l’ISAE-SUPAERO. Ce groupe gère l’atelier et met son personnel qualifié au service de tous les départements de l’ISAE-SUPAERO, de leurs activités et leurs projets de recherche, en particulier pour les projets académiques ou de recherche portés par l’équipe scientifique du DMSM.

Cette équipe est basée sur le campus ISAE-SUPAERO.

Nos moyens et responsabilités techniques

Le DMSM dispose de moyens classiques de fabrication, d’expérimentation, et d’analyse qui sont mis à la disposition des élèves et des chercheurs de l’Institut Clément Ader (UMR CNRS 5312) et de l’ISAE-SUPAERO.

Des moyens plus spécifiques et remarquables ont également fait l’objet de développements et d’études pour les activités de recherche.

  • Une plateforme d’essais Mécaniques : essais statiques 10kN à 100kN, essais de fatigue 2.5kN à 250kN, essais de structures,
  • Une plateforme d’essais Dynamiques : essais de vibrations, barres de Hopkinson,
  • Une plateforme d’Analyse et Contrôle : microscopie électronique et optique, CND par ultrasons, métrologie (numérisation 3D, états de surfaces, duromètres),
  • Une plateforme d’Instrumentations : caméras rapides, stéréo-corrélation d’images (extensométrie optique), acquisitions rapides, capteurs de mesure.

Des équipements et des montages spécifiques peuvent être développés pour équiper ces moyens, pour des expérimentations particulières non communes.

  • Un vibrateur 10kN pour essais de vibrations, équipé d’un vibromètre laser avec dérotateur : Le vibrateur est idéal pour les vibrations et l’essai de choc mécanique utilisant une excitation sinusoïdale, aléatoire ou transitoire. La plage de fréquences s’étend de 5 Hz à 3000 Hz.
  • Des lanceurs à gaz pour impact rapide de billes sur matériaux et structures, 150 m/s, 30 kJ, dotés de caméras rapides : ces équipements permettent d’étudier la dynamique de l’impact et d’évaluer les performances de résistance à la pénétration ou la perforation des matériaux et structures.
  • Des tours de chute dont une tour haute pour impact instrumenté sur matériaux et structures, hauteur 6m, 10 m/s, chariots guidés de 2kg à 250kg, 14,7 kJ : cet équipement permet la réalisation d’essais d’impact ou d’écrasement à basse vitesse sur matériaux ou petites structures. Un chariot guidé vient impacter ou emporte une structure éprouvette en bas de la trajectoire de chute. Plusieurs montages sont disponibles selon la problématique d’essais : impacts normalisés, crash, compression dynamique…
  • Une enceinte à vide spatial pour tester le comportement de matériaux et composants liés au spatial sous vide thermique : en condition spatiale (vide secondaire 10-6 mbar et température -80°C à +150°C), le comportement de matériels électroniques en fonctionnement ou de matériaux sont évalués.
  • Un nano-indenteur pour caractériser les couches superficielles des matériaux, 0.1 à 500mN : il permet de déterminer les propriétés mécaniques (dureté et module élastique) des films minces, revêtements et substrats sur la majorité des matériaux.
  • une machine de fabrication additive métallique par dépôt de poudre - fusion laser (Laser Metal deposition – LMD)
  • une machine de fabrication additive métallique par dépôt filaire (Wire Arc Additive Manufaturing – WAAM)

Le DMSM dispose de serveurs et stations de calcul sous environnement LINUX et Windows, et a accès via l’Institut Clément Ader (UMR CNRS 5312) au centre de calcul CALMIP pour les calculs massivement parallèles. Il utilise également le supercalculateur PANDO de l’ISAE-SUPAERO.


Le DMSM utilise les codes de calculs commerciaux de ses partenaires de recherche et des codes maison pour ses besoins propres d’évaluation scientifique ou de couplage non intrusif : Abaqus ®, Nastran ®, Samcef ®, Radioss ®, LS-Dyna ®, Europlexus ®, Impetus Afea Solver ®.

Nos enseignements

Les activités d’enseignement portées par le Département Mécanique des Structures et Matériaux couvrent les disciplines scientifiques relatives à la mécanique des solides, incluant les matières fondamentales de mécanique générale et des milieux continus.

Les structures – et notamment les structures minces – font l’objet de développements en analyse statique, dynamique vibratoire ou transitoire et thermique, débouchant d’une part sur la certification des structures de type aérospatial, et d’autre part sur l’usage et la qualification des matériaux structuraux métalliques et composites au sein des éléments structuraux.

Les compétences, moyens et ressources du DMSM sont mis à la disposition de l’unité de formation de mécanique des solides :

  • de la formation ingénieur généraliste ISAE-SUPAERO,
  • de la formation ingénieur de spécialité génie industriel par apprentissage
  • de la formation du parcours Recherche « Science pour la Mécanique des Matériaux et des Structures » du Master Génie Mécanique de l’Université de Toulouse,
  • des programmes « Aerospace Structures Major » et « Aircraft and Helicopter Engineering (AHE) » du Master in Aerospace Engineering (MAE),
  • et des programmes Mastère Spécialisé® AES « Aeronautical and Space Structures » et TAS « Techniques aéronautiques & spatiales ».

Les professeurs du DMSM structurent et animent des équipes d’enseignants vacataires qui interviennent au niveau des enseignements et dans le suivi des différents projets d’élèves : initiation à la recherche, travaux expérimentaux, projets de fin d’étude, souvent réalisés en synergie avec les thèses du département.

Le DMSM coordonne ainsi plus de cent cinquante vacataires provenant de l’industrie et des institutions de formation, recherche et développement.

L’offre de formation du DMSM dans le cursus ingénieur s’articule en cours de Tronc Commun Scientifique (116h) et Modules électifs (11 modules, 320h) en 1ère et 2ème année, qui donnent à l’élève ingénieur la capacité de dialoguer avec des spécialistes de la Mécanique des matériaux et des structures ou de comprendre les approches complexes transverses du dimensionnement.

  • En première année

La pratique expérimentale fait partie intégrante de la démarche d’analyse et de modélisation en mécanique du solide. Pour initier les élèves, les préparer à la prise d’autonomie dans la pratique expérimentale, mais aussi afin de les rendre avertis et autonomes dans l’analyse des données et des résultats d’essai leur permettant d’appréhender la limite de validité d’une démarche de modélisation, des projets de Pratique Expérimentale (PrEx) sont proposés en 1ʳᵉ année du cursus ingénieur. 

  • En deuxième année

Les projets d’initiation à la recherche (PIR) sont l’occasion pour les élèves de se confronter aux méthodes et outils de la recherche. Les sujets proposés sont directement associés aux activités recherche du département. 

Entre la deuxième année et la troisième année, le DMSM suit les stages de césure sous sa responsabilité. 

  • En troisième année

Le DMSM offre aux élèves la possibilité de se spécialiser dans trois parcours de sa filière Structures et Matériaux.

Après avoir suivi les cours de Tronc Commun de filière, les élèves ingénieurs peuvent ainsi consolider leurs connaissances et compétences dans les thèmes scientifiques portés par le DMSM : Mécanique Numérique, Matériaux Aéronautiques et SpatiauxStructures Aéronautiques et Spatiales.

Certains des modules valident une option du parcours Recherche « Science pour la Mécanique des Matériaux et des Structures » du Master Génie Mécanique de l’Université de Toulouse, et ainsi valident leurs compétences recherche en vue de réaliser une thèse (en laboratoire, CIFRE, …). 

Des élèves officiers de l’Armée Saoudienne sont accueillis pour un certificat pendant deux ans au DMSM. Ils sont préparés durant la première année sur le cursus ingénieur des trois années, puis s’inscrivent dans la préparation M2 du Mastère AHE. 

Le DMSM supervise et anime quatre cursus de Master dans l’offre de formation de l’ISAE-SUPAERO. 

La formation des Masters est au cœur de l’accueil du DMSM aux étudiants ne suivant pas la formation ingénieur, et désirant se former aux métiers du secteur aéronautique et spatial. La formation Master est ouverte à un nombre équivalent d’étudiant, et accueille sur sélection des étudiants non français et non francophones du monde entier.

  • Le programme « Aerospace Structures Major » de la mention Ingénierie Aéronautique et Spatiale (MSc in Aerospace Engineering, MAE) du site toulousain s’adresse à des auditeurs titulaires d’un Bachelor d’une université étrangère. Il forme en deux ans à la mécanique des matériaux et des structures aéronautiques et spatiales. Les enseignements sont dispensés en anglais. 
  • Le programme « Aircraft and Helicopter Engineering » est également proposé dans le cadre du Master Ingénierie Aéronautique et Spatiale (MSc in Aerospace Engineering, MAE). Ce programme s’adresse à des auditeurs titulaires d’un Bachelor. Il vise à amener ses auditeurs à un niveau Master of Science (BAC+5) en ingénierie de la conception et de la maintenance des hélicoptères. Les enseignements sont dispensés en anglais. 

Le DMSM supervise et anime quatre cursus de Master dans l’offre de formation de l’ISAE-SUPAERO. 

La formation des Masters est au cœur de l’accueil du DMSM aux étudiants ne suivant pas la formation ingénieur, et désirant se former aux métiers du secteur aéronautique et spatial. La formation Master est ouverte à un nombre équivalent d’étudiant, et accueille sur sélection des étudiants non français et non francophones du monde entier.

  • Le Mastère Spécialisé® Structures Aéronautiques et Spatiales offre aux auditeurs de l’ISAE-SUPAERO ayant un niveau Master of Sciences (BAC+5) une formation ‘Structures’. Certains enseignements sont mutualisés avec le cursus ingénieur et d’autres - notamment ceux orientés vers les méthodes, outils et projets, sont dérivés de la filière de 3ᵉ année Matériaux et Structures du cursus ingénieur. Les cours sont délivrés majoritairement en français.
  • Le Mastère Spécialisé® AMPAS « Advanced Manufacturing Processes for Aeronautical Structures » vise à former des auditeurs de niveau Master of Science (BAC+5) sur les méthodes et les procédés de fabrication des structures aéronautiques et sur l’organisation de la production. Ce mastère est délivré conjointement avec les Mines d’Albi. Les cours sont dispensés en anglais.

Nos équipements de recherche

Découvrez... la plate-forme d’essais multidisciplinaire EMpEROR de l’ISAE-SUPAERO
Découvrez... la plate-forme d’essais multidisciplinaire EMpEROR de l’ISAE-SUPAERO

L'ISAE-SUPAERO - en tant que centre de formation par la recherche, de formation à la recherche et d’innovation - dispose de nombreux équipements de recherche utilisés au sein de ses 6 départements de recherche. Aujourd’hui, nous vous présentons la plateforme d’essais multidisciplinaire EMpEROR ! La plateforme EMpEROR est née de la prise en compte croissantes des phénomènes aéroélastiques dans l’aéronautique moderne, et de la synergie entre les départements Aérodynamique Energétique et Propulsion (DAEP), et Mécanique des Structures et Matériaux (DMSM). Cette plateforme a été conçue et réfléchie pour permettre une grande modularité de métrologie, autour d’un banc rotor permettant de faire tourner de 1 à 6 pales, jusqu’à 1 mètre de diamètre, de 0 à 3000 rpm en toute sécurité grâce à une cage de protection de 6 mètres de long. Elle est équipée de plusieurs capteurs pour les mesures de performance, et d’un système de vibrométrie rotative permettant la mesure de la dynamique des pales. Le banc permet d’embarquer des systèmes de mesure dans les pales, ainsi que des systèmes permettant de contrôler ces phénomènes instables. Depuis 2020, cette plateforme a également permis à deux étudiants en thèse et à 6 étudiants de Master de travailler sur les phénomènes aéroélastiques. Cette plateforme permet de générer des bases de données expérimentales utilisées par des chercheurs de l’ISAE-SUPAERO pour comparer et valider leurs codes de calcul. L’équipement montera en puissance en 2024 avec la possibilité de faire des mesures Laser, de type PIV ou/et LDV, ainsi que la possibilité de fabriquer des pales plus complexes avec la main sur la flexibilité de celles-ci.

Découvrez... la machine BeAM de l’ISAE-SUPAERO
Découvrez... la machine BeAM de l’ISAE-SUPAERO

L'ISAE-SUPAERO - en tant que centre de formation par la recherche, de formation à la recherche et d’innovation - dispose de nombreux équipements de recherche utilisés au sein de ses 6 départements de recherche. Aujourd’hui, nous vous présentons la Machine BeAM ! La machine de fabrication additive par dépôt de poudres métalliques et fusion laser permet au Département de Mécanique des Structures et Matériaux (DMSM) de dimensionner et qualifier des pièces obtenues par ces procédés. Le département met en place des instrumentations pour améliorer la qualité des pièces et fiabiliser le procédé. Cette année a vu le démarrage des travaux de recherche, soutenue par la région Occitanie, sur l’instrumentation et le monitoring du procédé. L’activité montera en puissance en 2023 avec le démarrage des travaux de recherche sur la réparation des pièces aéronautiques de haute valeur ajoutée et le développement des multi-matériaux.

Annuaire

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Catherine Mabru
Catherine Mabru

Cheffe du département DAEP

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Intégrité scientifique et de recherche

Qu’est-ce que l’intégrité scientifique ?

L’intégrité scientifique renvoie à l’ensemble des règles et des valeurs qui doivent régir les activités de recherche pour en garantir le caractère honnête et rigoureux. Mentionnée dans le code de la recherche (article L. 211-2 du code de la recherche), elle « contribue à garantir l’impartialité des recherches et l’objectivité de leurs résultats ».

Indispensable au bon fonctionnement des communautés de recherche, l’intégrité scientifique est également le socle d’une relation de confiance entre le monde de la recherche et les autres composantes de la société.

Au-delà des spécificités disciplinaires, les bonnes pratiques en matière de recherche reposent sur des principes communs, qu’explicite le code de conduite européen pour l’intégrité en recherche :

  • la fiabilité dans la conception, la méthodologie, l’analyse et l’utilisation des ressources ;
  • le respect envers les collègues, les participants à la recherche, la société, les écosystèmes, l’héritage culturel et l’environnement ;
  • l’honnêteté dans l’élaboration, la réalisation, l’évaluation et la diffusion de la recherche, d’une manière transparente, juste, complète et objective ;
  • la responsabilité dans l’exercice d’activités de recherche, de l’idée à la publication, dans leur gestion et leur organisation, dans la formation, dans l’encadrement et le mentorat, et dans les implications plus générales de la recherche.

Référent de l’intégrité scientifique à l’ISAE-SUPAERO

En signant cette charte, l’Institut s’engage notamment à mettre en place une politique d’établissement en matière d’intégrité scientifique et à nommer un « référent intégrité scientifique ».

À ce titre, Monsieur Pierre Magnan, professeur émérite de l’Institut, est nommé référent de l’intégrité scientifique à l’ISAE-SUPAERO.

Le référent de l’intégrité scientifique (RIS) a pour mission de faire respecter par les chercheurs de l’Institut les grands principes constitutifs de l’intégrité scientifique tels qu’ils sont définis par l’OFIS, département du Hceres, et explicités dans le code de conduite européen et décliné dans la « Charte française de déontologie des métiers de la recherche » : viser une recherche fiable, honnête, respectueuse et responsable et lutter contre les manquements.

En particulier, le référent devra :

  • mener une action d’information pour la mise en œuvre, et de façon régulière, pour les nouveaux arrivants ;
  • participer à une action de formation auprès des doctorants en liaison avec l’École des Docteurs ;
  • s’assurer via un relais dans les départements de la tenue régulière de cahiers de laboratoires ;
  • animer une page web sur le site internet de l’Institut (sensibilisation, exemples de manquements) ;
  • participer au réseau des référents de l’intégrité scientifique des différentes institutions ;
  • tenir à jour une liste des manquements avec un compte rendu régulier auprès de la Directrice Générale.

Référent de l'intégrité scientifique (RIS) à l'ISAE-SUPAERO

Pour toute demande de conseil ou pour signaler un éventuel manquement à l’intégrité scientifique (IS) :

Pierre Magnan

Qu’est-ce qu’un manquement à l’intégrité scientifique ?

Toute pratique qui nuit à la fiabilité des résultats et au bon fonctionnement des communautés de recherche est susceptible de constituer un manquement à l’intégrité scientifique. Un manquement peut concerner toutes les dimensions des activités de recherche dans toutes les disciplines, qu’il s’agisse de recherche publique ou privée.

Procédure d’instruction

Toute personne agissant de bonne foi, qui a connaissance d’un manquement possible à l’intégrité scientifique, peut adresser un signalement au référent intégrité scientifique.

Réception

L’allégation de manquement est envoyée par un courriel ou courrier, signé et daté. Cette déclaration décrit la situation et les personnes mises en cause. L’anonymat du lanceur d’alerte est garanti par le référent.

Recevabilité du signalement

Dans la phase d’instruction préliminaire, le référent vérifie que le signalement est suffisamment caractérisé pour donner suite. Dans le cas du déclenchement d’une instruction il informe rapidement les personnes mises en cause.

Instruction

Dans tous les cas, la priorité absolue est accordée aux faits ainsi qu’à la présomption de bonne foi des personnes concernées. Il est entendu que, à tout moment de la procédure et à chaque fois que cela parait possible, le référent peut proposer aux personnes concernées une médiation, afin de régler la situation par une série de mesures pertinentes acceptées par toutes les parties.

L’instruction est menée de manière contradictoire, avec uniformité de traitement, et en faisant si nécessaire appel à des experts indépendants. Le recensement des faits signalés, des faits établis et des arguments fournis par les différentes parties conduisent à la rédaction d’un rapport par le référent intégrité scientifique qui peut l’accompagner de recommandations. Le rapport d’instruction est remis au Président de l’Université.

Suites

La décision quant aux suites à donner au rapport d’instruction appartient à la Directrice Générale de l’ISAE-SUPAERO.

L’intégrité scientifique, l’éthique de la recherche et la déontologie sont trois composantes essentielles d’une conduite responsable en recherche.

L’intégrité scientifique renvoie aux bonnes pratiques en matière de production et de diffusion des connaissances scientifiques. Elle garantit le caractère honnête et rigoureux des activités de recherche.


La déontologie renvoie à un ensemble d’obligations propres à l’exercice d’une profession. En France, lorsqu’un chercheur ou une chercheuse est un agent public, il ou elle voit ses obligations fixées par le Code général de la fonction publique.

L’éthique de la recherche concerne, d’une part, les grandes questions que soulèvent certains développements scientifiques et, d’autre part, des questions plus opérationnelles de conformité de protocoles de recherche aux règles de droit et aux recommandations éthiques en vigueur.

La déontologie renvoie à un ensemble d’obligations propres à l’exercice d’une profession. En France, lorsqu’un chercheur ou une chercheuse est par exemple un agent public, elle voit ses obligations fixées par le Code général de la fonction publique.

  • La planification et la mise en œuvre du projet de recherche : défaut d’obtention des autorisations nécessaires (approbation éthique, consentement des participants) ; non-respect des protocoles autorisés ; utilisation abusive de fonds de recherche.
  • La gestion et les pratiques en matière de données de toute nature (y compris corpus de textes, archives, images…) : falsification ou fabrication ; gestion ou archivage délibérément déficients ; rétention non justifiée juridiquement, omission ou sélection non justifiée scientifiquement ; traitements statistiques problématiques ; embellissement non mentionné.
  • Les pratiques en matière de publication, de communication et d’autorat : plagiat ; signature abusive ou absence de reconnaissance d’une contribution ; auto-plagiat ; non-conformité aux exigences d’usage de l’IA ; citations abusives ou biaisées ; défaut d’impartialité ou de transparence lors d’une prise de parole publique.
  • Les interactions entre pairs : peer-reviewing biaisé, appropriation de projets de recherche ou d’idées, déficit d’encadrement, empêchement indu de l’avancement des travaux d’un pair, accusation non-fondée de manquement.
  • La non-déclaration de liens ou de conflits d’intérêt, ou leur mauvaise gestion à toutes ou parties des étapes d’une activité de recherche (par exemple, demande de financement, évaluation, expertise et diffusion des résultats).
  • Dans leurs formes les plus graves – ce peut être notamment le cas pour la fabrication, la falsification de données et le plagiat (FFP) – les manquements sont passibles de sanctions disciplinaires.

Textes de référence sur l’intégrité scientifique

Les évolutions en la matière, tant aux échelles nationales qu’internationale, étant assez fréquentes, il est conseillé de renvoyer au site de l’Ofis, régulièrement mis à jour.

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