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Rencontre avec Pauline Kergus, doctorante ISAE-SUPAERO et ONERA/DTIS

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Rencontre avec Pauline Kergus, doctorante ISAE-SUPAERO à l’ONERA/DTIS qui a accompagné les enfants de l’école Lucie Aubrac dans la préparation du congrès scientifique des enfants à la cité de l’Espace le 1er juin 2018

Q : Pauline, dans le cadre de votre formation doctorale, vous avez décidé d’accompagner des enfants de CM1 de l’école Lucie Aubrac pour préparer leur présentation au congrès scientifique des enfants. Quelle était votre motivation à vous impliquer dans ce projet ?
Je voulais découvrir la médiation scientifique et cette activité est proposée par la cité de l’espace et l’école des docteurs de Toulouse. En effet, il me paraît important que la culture scientifique soit accessible au grand public, afin que tout le monde puisse se sentir inclus et concerné par le monde de la science, qui est souvent perçu comme coupé du reste de la société.
J’ai été particulièrement attiré par le congrès scientifique des enfants car le public visé est incroyablement curieux et il n’est pas difficile de susciter son intérêt, d’autant plus lorsque le thème à traiter est « L’exploration du système solaire ». Finalement, il s’agit de les accompagner dans un travail de recherche sur un thème donné de manière ludique et de faire en sorte qu’ils s’approprient la démarche d’un chercheur.

Q : Pouvez-vous nous dire comment s’est passée en pratique votre intervention auprès des enfants et quel bilan en tirez-vous ?
L’essentiel du travail consiste à leur faire adopter une démarche scientifique : se poser des questions et chercher des réponses en faisant de la bibliographie. Bien qu’il existe de nombreux outils destinés aux enfants, il a fallu leur rappeler que tout ce qu’on lit sur internet n’est pas nécessairement vrai. Il a ensuite fallu synthétiser les connaissances et les articuler pour bâtir un plan, ce qui est une étape assez difficile pour un enfant de CM1-CM2. Enfin, nous sommes passés à la préparation des supports et aux répétitions afin d’être prêts pour le congrès.
Le congrès a eu lieu vendredi 1er juin et s’est extrêmement bien passé. Les élèves étaient fiers du travail accompli, ils ont présenté leurs travaux avec enthousiasme. Ils se sont également intéressés aux présentations des autres classes participantes en posant des questions d’une pertinence parfois surprenante pour des enfants de leur âge.
En ce qui me concerne, j’ai trouvé que c’était une activité très gratifiante et j’ai pris beaucoup de plaisir à échanger avec les enfants pour essayer de leur transmettre mon goût pour la science et la recherche. Cela m’a également forcée à faire preuve de créativité pour expliquer certaines choses, des connaissances scientifiques à la démarche elle-même.

Q : Je comprends que ce type d’action s’inscrit dans votre projet professionnel. Pouvez-vous nous en dire plus à ce sujet ?
C’est exact, je souhaite poursuivre une carrière d’enseignant-chercheur. L’enseignement est une activité importante à mes yeux car je trouve que c’est un moyen d’entretenir des échanges instructifs avec les étudiants. C’est également en cela que la médiation est enrichissante pour les chercheurs et les doctorants : l’objectif n’est pas seulement de rendre accessible la culture scientifique mais aussi de prendre en compte les réflexions et considérations du public vis-à-vis de notre travail.

Q : Vous êtes actuellement en 2ième année de thèse à l’ONERA . D’où vous est venue l’envie de faire un doctorat et pouvez-vous nous parler de votre sujet de recherche ?
J’ai découvert la recherche grâce à un projet en 2ème année dans le cadre de ma formation à l’Ecole Centrale de Lyon. Par la suite, j’ai effectué deux stages de recherches qui n’ont fait que confirmer mon goût pour cette activité et j’ai donc logiquement décidé de poursuivre en thèse.
Ma thèse consiste à proposer une méthode directe de synthèse de contrôleurs en utilisant des données fréquentielles du système à contrôler. Le problème d’identification est reporté sur le correcteur au lieu d’identifier un modèle du système avant de procéder à la synthèse en utilisant ledit modèle. Ce type de méthodes est particulièrement intéressant lorsqu’il est trop long, trop complexe ou trop coûteux d’identifier un modèle du système. A l’heure actuelle, le principal avantage de la méthode proposée est sa simplicité d’utilisation. Son application à un problème industriel de contrôle de bief a montré qu’elle permet d’obtenir des performances intéressantes à moindre coût par rapport à l’utilisation de méthodes indirectes. Désormais, le principal défi à relever est de prédire les performances atteintes sachant qu’il est impossible de simuler le comportement du système (aucun modèle n’est utilisé).

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