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Clément Henry : un rayon de soleil dans le monde de l’entrepreneuriat

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Suite à son Mastère Spécialisé dans l’entrepreneuriat à l’ISAE-SUPAERO, Clément Henry a souhaité s’engager sur la voie de l’entrepreneuriat en développant un algorithme pour mesurer la lumière naturelle et l’ensoleillement dans les biens immobiliers. La lumière naturelle est l’un des trois principaux critères de choix des acheteurs mais n’est aujourd’hui soumise à aucun système de mesure scientifique. Il crée alors le premier indicateur d’ensoleillement et de lumière naturelle avec le certificat Solen. Rencontre avec Clément Henry, Alumni de l’ISAE-SUPAERO et co-fondateur de Solen.

Clément Henry Alumni
Clément Henry, Alumni de l’ISAE-SUPAERO et co-fondateur de Solen

Pouvez-vous vous présenter ?

Je m’appelle Clément Henry, j’ai 28 ans, j’ai un diplôme d’ingénieur obtenu à l’INSA Lyon en Supply Chain. Ensuite, j’ai fait un Mastère Spécialisé dans l’entrepreneuriat à l’ISAE-SUPAERO. C’est au terme de ce cursus que nous avons eu l’idée, avec 2 associés, de lancer notre entreprise SOLEN en 2016.

Comment est née votre envie d’entreprendre ?

Durant mon Mastère Spécialisé, nous avons dû travailler sur un projet de création d’entreprise avec la réalisation d’un business plan et tout ce qui va avec. C’est à cette occasion que nous avons eu l’idée de développer une technologie qui permettrait de calculer l’ensoleillement de la terrasse d’un bar ou d’un restaurant pour nous permettre de connaitre l’heure idéale à laquelle aller boire un verre au soleil ! Quand ce projet d’étude fut terminé, nous avons trouvé dommage de l’arrêter là. C’est à ce moment que nous ai venu l’envie d’entreprendre.

Nous nous sommes rapidement rendu compte que cette technologie aurait tout son sens dans le secteur de l’immobilier. Nous avons donc réadapté notre offre en fonction de cette nouvelle cible.
Nous avons développé l’entreprise SOLEN juste après l’obtention de notre Mastère Spécialisé donc nous n’avons pas consolidé une grande expérience professionnelle dans le secteur de l’entrepreneuriat, ce qui est à la fois un avantage et un inconvénient.

Pouvez-vous nous rappeler la mission de votre entreprise ?

Notre technologie SOLEN s’adresse à des professionnels du monde de l’immobilier pour leur permettre d’analyser la luminosité et l’ensoleillement des logements dans le cadre d’une transaction ou d’une location. Le but, c’est d’avoir un certificat d’ensoleillement qui indique la quantité de lumière et d’ensoleillement de toutes les pièces d’un logement. Aujourd’hui nous allons encore plus loin, nous travaillons désormais avec des promoteurs immobiliers et nous les aidons à concevoir et à vendre des logements plus lumineux. Nous les accompagnons dès la conception pour pouvoir les guider sur ce qu’il faut faire ou ne pas faire sur un projet à partir des plans pour essayer d’optimiser la lumière naturelle.

Quelle a été votre plus grande difficulté ?

Le plus difficile que ayons eu à faire depuis le début, c’est de travailler dans un secteur totalement inconnu pour nous. Nous n’avons jamais été agents immobiliers ou promoteurs, nous n’y connaissions pas grand-chose ! Nous avions une technologie qui marchait mais de nombreuses questions : comment la commercialiser ? À qui ? Combien ? et pour faire quoi ? Nous avons dû tout apprendre depuis le départ et nous avons fait de nombreux stages dans des agences immobilières pour comprendre le métier.

Clément Henry 2

Quelle a été votre plus grande réussite ?

Le premier contrat signé avec un client est toujours intéressant puisque l’objectif premier d’une entreprise est de faire du chiffre d’affaire, c’était une belle étape de gagnée ! Une autre réussite c’est de recruter quelqu’un, emmener d’autres personnes que toi dans l’aventure. Construire une équipe, motiver et fédérer autour d’un projet imaginé il y a 4 ans c’est gratifiant ! Aujourd’hui nous sommes une dizaine. Nous sommes basés à Paris mais nous travaillons partout en France.

Pouvez-vous nous décrire une journée type de votre activité ?

Ce sont des journées assez différentes car ça dépend de la thématique du moment. Ce que je dis assez souvent, c’est que nous changeons de métier tous les 6 mois, en fonction de l’évolution de l’entreprise et des sujets importants à traiter. Ça peut être beaucoup de recrutement à un moment, beaucoup de commercial au début, beaucoup de produits quand on a besoin d’être opérationnel, des levées des fonds, c’est très varié ! En ce moment par exemple, je travaille sur le développement commercial.

Quand tu t’associes avec quelqu’un c’est comme quand tu te mets en couple, tu le vois quasiment tout le temps donc il faut être certain d’être bien entouré et de ne pas avoir de doutes.

Où vous voyez vous dans 5 ans ?

J’espère que SOLEN existera toujours. Nous avons analysé plus de 30 000 logements avec notre technologie donc si dans 5 ans nous avons fait 5 fois plus, je suis content. Nous commençons à être rentables donc nous n’allons pas recruté pour le moment mais peut-être à partir de l’année prochaine nous agrandirons l’équipe.

Quels conseils donneriez-vous à un jeune souhaitant entreprendre ?

Je lui dirais d’y aller, de sauter à l’eau. Et aussi de bien s’associer. Quand tu t’associes avec quelqu’un c’est comme quand tu te mets en couple, tu le vois quasiment tout le temps donc il faut être certain d’être bien entouré et de ne pas avoir de doutes. L’association c’est très important, 80% des entreprises qui ne marchent pas c’est à cause des associations qui ne fonctionnent pas sur le long terme.

Qu’est-ce que votre formation à l’ISAE-SUPAERO vous a apporté dans votre expérience entrepreneuriale ?

Grâce au projet de création d’entreprise, j’ai eu envie de découvrir ce monde-là et d’aller plus loin. A la base c’était une formation gestion de projet donc pas forcément entrepreneuriat mais du coup ça m’a permis de voir un peu plus loin et de me lancer !

Equipe SOLEN
L’équipe de SOLEN

Pensez-vous que l’option de la voie de l’entrepreneuriat est suffisamment inscrite au sein de l’école ?

En tout cas je pense que ça l’est suffisamment puisque ça m’a permis de me lancer !

Le réseau que vous avez créé lors de votre passage à l’ISAE-SUPAERO a-t-il été utile dans votre expérience ?

J’ai rencontré mes co-fondateurs là-bas, et pour le coup ça a bien marché !

Que signifie pour vous le mot « réussite » ?

Faire quelque chose qui nous plait tous les jours. Se réveiller et se dire que c’est cool, c’est un signe, ça veut dire que c’est dans la poche et que nous avons réussi !

Comment avez-vous l’impression d’avoir évolué depuis que vous vous êtes lancé dans cette aventure ?

J’ai l’impression de mieux me connaitre sur beaucoup de choses. Au début, la création te tord dans tous les sens, donc tu apprends sur toi, tu comprends tes limites, ce que tu es capable de faire, ce que tu n’es pas capable de faire surtout. Depuis la sortie de l’école, j’ai vraiment l’impression d’avoir progressé là-dessus, de mieux me connaître. Je trouve cela important car quand tu sors de l’école tu es toujours tout feu tout flamme et au final c’est bien de savoir ce que tu aimes faire et ce que tu aimes moins faire.

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