Rencontre avec Jéromine Dumon doctorante à l’ISAE-SUPAERO dans le domaine des interactions fluide/structure

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An interview with Jéromine Dumon a PhD student at ISAE-SUPAERO working on fluid/structure interactions.

Q : Pouvez-vous nous dire d’où vous venez et quel était votre parcours académique avant la thèse ? / Can you tell us about where you are coming from and what is your academic background before the PhD ?
R : Je viens d’un petit village proche de Saint Emilion. Après le baccalauréat, j’ai suivi les classes prépa scientifiques, puis j’ai intégré l’ENSMM à Besançon où j’ai obtenu les bases en mécanique. La dernière année du cycle ingénieur, je l’ai réalisé à l’ISAE-ENSMA à Poitiers où je me suis spécialisée en aérodynamique. Lors de cette dernière année j’ai choisi de suivre un master recherche.

Q : Pourquoi faire une thèse et pourquoi l’ISAE-SUPAERO ? / Why did you decide to enter a PhD program and why ISAE-SUPAERO ?
R : Suite à un PFE au CEA en simulation de jet fortement détendu, sujet très orienté recherche, j’étais très motivée pour faire une thèse. La recherche, essayer de comprendre des phénomènes physiques, prendre le temps de se poser des questions, c’est de tout "ça" dont j’ai eu envie.
En premier lieu, c’est le sujet proposé qui m’a convaincu de faire cette thèse. J’avais le souhait de faire de l’aéroélasticité. Le fait que l’étude se situe en régime transsonique signifiait que la partie aérodynamique serait forte. Aujourd’hui, avec du recul, je suis contente que ce soit à l’ISAE-SUPAERO, car nous avons un très bon encadrement scientifique. Nous avons généralement deux encadrants qui nous suivent tout le long de la thèse, mais nous avons aussi beaucoup de professeurs spécialistes dans différents domaines qu’il est possible de solliciter dans des disciplines connexes.

Q : Pouvez-vous nous expliquer brièvement le sujet de votre thèse ? / Can you briefly explain the topic of your thesis ?
R : L’objectif de mon travail est de mieux comprendre la façon dont une structure en matériau composite interagit avec un écoulement transsonique (c’est a dire pour des nombres de Mach compris entre 0.7 et 1.2 environ). Ce type de phénomène se retrouve dans un grand nombre d’application, ici on s’intéresse surtout aux ailerons stabilisateurs d’un lanceur spatial. En particulier, si on souhaite dessiner des lanceurs réutilisables, il est fondamental de maitriser les interactions entre le fluide et la structure, afin de garantir l’intégrité mécanique du lanceur. L’idée, dans ma thèse, est d’associer deux approches complémentaires : une démarche expérimentale (réalisée dans une soufflerie du DAEP) et une campagne de simulations numériques. A terme, mon travail doit permettre de modéliser la réponse de la structure lorsqu’elle est soumise à un écoulement instationnaire (par exemple lorsque l’aileron est soumis à un régime de tremblement, qui est un phénomène lié à l’interaction entre un choc et une couche limite), et d’étudier la façon dont un défaut de la structure va se propager (par exemple un délaminage). Une question à laquelle nous souhaiterions pouvoir répondre est par exemple : combien de cycles de décollage/atterrissage l’aileron de mon lanceur peut-il réaliser avant de devoir être remplacé ?

Q : Comment trouvez-vous la vie à Toulouse ? Une recommandation ? / How about life in Toulouse ? Any recommendation to see, go there ?
R : Toulouse est une ville très chaleureuse. Les coteaux de Pech David permettent de se retrouver comme à la campagne pour un petit trail ou une sortie en VTT. Mais ce que j’apprécie le plus, c’est sa proximité des Pyrénées qui permettent de s’évader très rapidement.

Q : Votre meilleur/pire moment de la thèse ? The best/worst moment in your thesis ?
R : Le meilleur moment de ma thèse est lorsque j’ai observé expérimentalement le phénomène physique que nous avions prévu par simulation numérique. Et même mieux : nous nous sommes rendu compte que c’était encore plus complexe.

Q : Quel est votre projet pour après la thèse ? / What do you plan to do after your PhD thesis ?
R : Bien qu’en 3ème année de thèse, c’est encore une question difficile aujourd’hui. Ce que je sais, c’est que je veux faire de la science, je veux essayer de comprendre, je veux apprendre.

Illustration thèse Jéromine Dumon

Champ moyen de densité - simulation numérique URANS

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