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Le décollage de BepiColombo en direct

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Bepicolombo

Pauline Delande, diplômée du mastère spécialisé TAS ASTRO a assisté au décollage de BepiColombo depuis le Centre Européen des Opérations Spatiales en Allemagne. Retour sur cette expérience inédite.

Dans la nuit du 19 au 20 octobre, BepiColombo a décollé de Kourou (Guyane Française) avec la fusée Ariane 5 en direction de Mercure, la plus petite planète du Système Solaire.

À son bord, les modules européen « Mercury Planetary Orbiter » (MPO) et japonais « Mercury Magnetosphere Orbiter » (MMO) qui ont pour objectif respectif d’étudier la structure interne/surface et la magnétosphère/exosphère de Mercure. Au total, ce sont 16 instruments qui sont embarqués sur les 2 modules : 11 pour le MPO et 5 pour le MMO.

Au Centre Européen des Opérations Spatiales (ESOC) à Darmstadt en Allemagne, les équipes étaient réunies pour suivre le bon déroulement du lancement et recevoir le signal d’acquisition une fois BepiColombo détachée du lanceur.

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Les experts scientifiques (Joe Zander, Joana Rodrigues de Oliveira, Roberta Peron, Ayako Matsuoka et Amedeo Rocchi) qui ont travaillé sur BepiColombo ont souligné les difficultés d’une telle mission. Due à la proximité du Soleil, les contraintes thermiques sont très importantes (-180°C à +450°C) et ont nécessité le développement de nouvelles technologies, qui pourront être réutilisées sur d’autres missions d’exploration spatiale, ainsi que d’une interface (« Magnetospheric Orbiter Sunshield and Interface Structure » ou MOSIF) qui sert à protéger spécifiquement le module japonais.

Bepicolombo

De plus, pour échapper à la gravité importante du soleil et atteindre une orbite stable autour de Mercure, BepiColombo effectuera un voyage de plus de 9 milliards de kilomètres, correspondant à 18 orbites autour du soleil, et profitera 9 fois de l’assistance gravitationnelle de la Terre, de Vénus et de Mercure, dans l’objectif d’économiser un maximum de carburant et donc de masse au lancement.

Le “Final GO/NOGO rollcall” est orchestré par Andrea Accomazzo, Flight Director, qui s’assure que chaque système est prêt pour le lancement. Tous les feux sont au vert.

À 3h45 (CEST), Ariane 5 s’arrache du sol. La séparation des deux boosters a lieu environ 2 minutes plus tard. À 4h12 (CEST), BepiColombo se détache de l’étage supérieur de la fusée et commence son périple seul dans l’espace. À 4h20 (CEST), la tension retombe dans la salle des opérations : Andrea Accomazzo confirme l’acquisition du premier signal de BepiColombo depuis la station de New Norcia, en Australie. Tout le monde applaudit.

Hiroshi Imamura, conseiller du directeur du département Management and Integration de la JAXA, se félicite : « C’est une soirée excitante à l’ESOC. BepiColombo est en route pour Mercure. Le premier signal a été reçu en Australie. Jusqu’à présent, tout est conforme au scénario. Mais ce n’est que le début, nous avons un long voyage devant nous. »

Rolf de Groot, en charge des relations avec les états membres de l’ESA, s’exprime lui aussi : « Nous tenons à remercier les 22 Etats membres de l’ESA, la communauté scientifique pour la préparation de la mission, l’industrie européenne ainsi que les partenaires internationaux. »

Depuis lors, BepiColombo a livré ses premiers selfies depuis l’espace, confirmant le bon déploiement des panneaux solaires et des antennes.

Les 2 modules, qui promettent de « percer tous les mystères » de Mercure atteindront son orbite en décembre 2025, après un voyage de plus de 7 ans.

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