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Imaginer un transport aérien responsable

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Défi relevé par trois élèves ingénieur avec l’objectif de proposer une vision de l’industrie aéronautique décarbonée à 20 ans, afin de limiter l’impact de l’aviation sur l’environnement tout en garantissant l’économie de ce secteur. Des idées qu’ils ont souhaité soumettre à leurs prédécesseurs pour s’imprégner de leur expérience et de la réalité du terrain.

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DRAGON - ONERA et CLEAN SKY 2

Quentin Barascud, Antoine Salgas et Victor Lauféron sont tous trois passionnés d’aéronautique et en troisième année du cursus ingénieur. Intégrer l’ISAE-SUPAERO a toujours été une évidence pour eux. Privés de leur stage de césure en raison de la crise sanitaire, ils n’ont pas hésité à plancher sur un micro-projet proposé par la direction de l’Institut pour réfléchir à l’esquisse de quelques solutions pour améliorer l’impact climatique de l’aérien. Ils ont cherché à comprendre les enjeux entourant ces questions d’un point de vue technologique mais aussi sociétal et économique pour proposer un futur durable à cette industrie à l’horizon 2040. Rédigé sur la base de données publiques et de leur connaissance académique, ce rapport leur a permis de proposer plusieurs idées pour amorcer le virage vers une aviation réellement plus verte.
Nous avons proposé une liste de mesures visant à modérer cet impact tout en préservant la raison d’être de l’aérien, l’ouverture sur le monde, nous dit Antoine Salgas.

Le développement durable l’affaire de tous

L’idée de ce projet est aussi d’échanger et de confronter ces analyses avec des experts de l’Académie de l’air et de l’espace, anciens directeurs de programmes et pionniers de l’industrie aéronautique française et européenne. Une occasion de créer des échanges intergénérationnels pour affiner leurs idées et avoir une vision intérieure du domaine. Le but étant de recueillir des avis extérieurs et appréhender les contraintes pour progresser et s’ouvrir à d’autres horizons moins théoriques.

C’est aussi pour nous l’occasion de comprendre que notre génération n’est pas la seule à se préoccuper de ces enjeux rapporte Antoine après leurs échanges en visioconférence.

Des discussions qui auront permis aux élèves de mieux appréhender la forte complexité de certains points abordés dans leur rapport « 15 idées pour un transport aérien plus durable ».
Cela nous a aussi donné l’impression de véritablement pouvoir faire évoluer cette industrie. Nous avons aussi ressenti une forte volonté de l’industrie de changer de paradigme et de s’engager dans le développement de l’aviation verte , en retire Victor Lauféron.

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Projet avions électrique X-57 Maxwell - NASA // Crédits photo NASA

A la suite de ces échanges, les élèves vont reprendre leur travail pour y intégrer les remarques des académiciens. Il est important pour les protagonistes tout comme pour la direction de partager ce travail avec tous les étudiants de l’ISAE-SUPAERO sous des formes qui restent encore à définir. Car comme l’ont précisé les membres de l’Académie lors des échanges, la circulation des idées est une composante clé du défi de la transition énergétique.

Le thème du développement durable est incontournable et a été retenu par le Conseil d’Administration de l’ISAE-SUPAERO comme un élément clé de l’enseignement. Ces échanges et retours d’expériences entrent dans cette pédagogie et doivent pouvoir profiter à l’ensemble des étudiants, non seulement pour étendre leurs connaissances mais aussi pour introduire des éléments fiables dans le traitement de sujets sensibles comme le développement durable.
Les académiciens ont fait des propositions, comme élargir ces réflexions aux différents modes de transport, au travers des relations inter écoles pour multiplier encore les échanges entre ces futurs dirigeants.

L’avenir en vert

Victor espère que ce début de réflexion fera germer, chez les autres étudiants, de nouvelles idées qui permettront de trouver les solutions au problème colossal du réchauffement climatique.

Antoine se voit bien travailler à la résolution de ce défi.
Si je reste très prudent quant aux annonces du gouvernement d’avion « zéro carbone », la volonté politique est là et promet de beaux projets sur lesquels notre génération pourra travailler.

Et Quentin Barascud de conclure : "c’est peut-être le défi le plus important que le secteur ait jamais connu, mais je pense qu’il faut ambitionner une aviation verte et durable pour garder ce qu’elle nous offre de meilleur. Car si nous, futurs ingénieurs de l’aéronautique, n’y croyons pas, ce type de projets ne verra jamais le jour".

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