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Le Shift Project et le collectif Supaero Décarbos publient leur nouveau rapport sur la décarbonation du secteur aérien

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Le Shift Project* et le collectif Supaero Décarbos** publient leur nouveau rapport sur la décarbonation du secteur aérien : « Pouvoir voler en 2050 : quelle aviation dans un monde contraint ? »

Basée sur une analyse par scénario des trajectoires d’émissions de l’aviation d’ici 2050, l’étude tente d’éclairer les questions suivantes : comment agir aujourd’hui pour continuer à voler demain, dans un monde contraint ? Comment orienter le secteur aéronautique vers des trajectoires compatibles avec les enjeux climatiques et moins dépendantes des approvisionnements en énergies fossiles ?

Olivier Lesbre, directeur de l’ISAE-SUPAERO se félicite de la mobilisation croissante des ingénieurs et du débat approfondi sur la transition écologique du transport aérien. Il fait part ici de son analyse de la situation et confirme l’engagement total des activités de l’Institut dans la voie du progrès et de l’innovation :

"L’impact du transport aérien sur le réchauffement climatique est mis en avant dans les médias depuis quelques années, en s’appuyant souvent davantage sur des idées simples ou des convictions morales que sur des analyses scientifiques. Ces derniers mois, avec la crise de l’aéronautique déclenchée par la Covid, le débat sur la transition écologique du transport aérien s’est intensifié et approfondi, et a commencé à prendre un tour plus pragmatique, grâce à la mobilisation croissante des ingénieurs sur le sujet. En tant que grande école d’ingénieurs aéronautiques, l’ISAE-SUPAERO s’en félicite.

L’essai "Pouvoir voler en 2050" en est une illustration. Il a été rédigé à l’initiative du collectif SUPAERO-DECARBO, qui réunit depuis deux ans des alumni et des élèves de l’Institut qui se mobilisent pour réduire l’impact du secteur aéronautique sur le climat. Il s’appuie sur les connaissances scientifiques disponibles pour faire des propositions sur l’avenir du secteur aérien compatibles avec les accords de Paris sur le climat.

Comme l’essai le met bien en évidence, de nombreuses incertitudes pèsent sur les prévisions relatives à l’évolution des émissions, ce qui conduit les auteurs à faire des hypothèses et à identifier des choix qui seront dimensionnants pour l’avenir. Deux d’entre eux méritent en particulier discussion :

  • Le premier porte sur la part du « budget carbone de l’humanité » que l’on peut consacrer à l’aviation (ou autrement dit aux voyages à grande distance) entre 2020 et 2050. Cet essai fait le choix de la prendre égale à la part de l’aviation dans les émissions globales de 2019, tout en reconnaissant qu’il s’agit d’un choix arbitraire. C’est en fait un choix dimensionnant sur les conclusions de ce travail, et c’est un choix de nature politique. Or la plupart des économistes considèrent que ce n’est pas le meilleur pour réduire globalement les émissions, dans la mesure où pour être efficace, il faut d’abord s’attaquer aux secteurs où c’est le plus facile, comme la production d’électricité, ce qui conduit mécaniquement à laisser augmenter la part relative des secteurs où c’est plus difficile, comme l’aviation.
  • Le second concerne le rythme du progrès technologique. La tendance naturelle est de l’extrapoler à partir du passé. Cependant, la vitesse à laquelle les premiers vaccins anti-Covid ont été développés vient de démontrer de façon éclatante que ce rythme s’accélère fortement quand la communauté internationale des scientifiques et des ingénieurs compétents se focalise sur un problème urgent. L’Institut a bon espoir que le même phénomène soit en train de se produire pour la décarbonation de nos sociétés en général et du transport aérien en particulier. Pour sa part, il s’engage résolument dans ce sens, en formant des ingénieurs capables de mener la transition écologique du secteur dans toute sa complexité, en mettant le sujet au cœur de ses activités de recherche et en contribuant également au débat public.

En conclusion, l’Institut salue cette contribution de certains de ses élèves et de ses anciens à un débat public rationnel et structuré. Le point de vue exprimé est solidement argumenté, mais, comme tout travail prospectif, repose sur des hypothèses dont certaines sont contestables et doivent encore faire l’objet de discussions approfondies. Nul doute que ce travail contribuera à faire progresser la qualité du débat sur l’avenir du transport aérien !

PS : l’Institut vient de mettre en ligne un outil ouvert à tous qui permet à chacun de simuler l’impact sur le réchauffement climatique des différentes hypothèses que l’on peut faire sur l’évolution de l’aviation. Cet outil devrait naturellement intéresser les lecteurs de ce rapport, et est disponible à l’adresse cast.isae-supaero.fr

Olivier Lesbre,
Direction Général de l’ISAE-SUPAERO"

*The Shift Project est un think tank qui œuvre en faveur d’une économie libérée de la contrainte carbone
**Anciens élèves de l’ISAE-SUPAERO qui souhaitent contribuer à la réflexion sur l’aéronautique, l’aviation et le rôle l’école et des étudiants dans le contexte du changement climatique.

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